Grève aux urgences : le collectif Inter-Urgences annonce la poursuite du mouvement

Les personnels des urgences de l\'hôpital de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), en grève depuis le 10 mai 2019, poursuivent leur mobilisation, le 12 juin 2019. 
Les personnels des urgences de l'hôpital de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), en grève depuis le 10 mai 2019, poursuivent leur mobilisation, le 12 juin 2019.  (ESTELLE RUIZ / NURPHOTO / AFP)

Dans un communiqué, le collectif appelle à une "action" devant les agences régionales de santé (ARS) jeudi et à une nouvelle "manifestation nationale" le 2 juillet. 

Il juge les 70 millions d'euros débloqués par le gouvernement "insatisfaisants". Le collectif Inter-Urgences a annoncé, lundi 17 juin dans la soirée, avoir voté la poursuite du mouvement de grève entamé mi-mars dans les urgences hospitalières

Les propositions de la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, "sont insatisfaisantes au regard de nos revendications. Le collectif a donc voté la poursuite du mouvement de grève", ont annoncé dans un communiqué les grévistes, qui estiment à près de 120 le nombre de services concernés.

Au regard d'un budget hospitalier global de 82 milliards d'euros pour 2019, l'enveloppe octroyée représente une augmentation de "0,08%", "ce qui paraît bien peu pour répondre à la crise majeure que traversent les services d'urgences", souligne le collectif.

Les grévistes réclament 300 euros d'augmentation

Après trois mois de grève, Agnès Buzyn a tenté vendredi d'apaiser la colère en promettant 70 millions d'euros de mesures immédiates, dont 55 millions consacrés à la généralisation et la revalorisation d'une prime de risque de 100 euros net mensuels, versée dès juillet à tous les professionnels des services d'urgence, hors médecins.

Il s'agit là d'un "effort", mais qui "reste bien loin" des 300 euros d'augmentation de salaire réclamés, note le collectif, qui rappelle qu'il réclame en outre 10 000 emplois supplémentaires.

Le ministère a également annoncé une enveloppe de 15 millions d'euros censée permettre "aux services d'urgences en tension" de "renforcer leurs effectifs paramédicaux durant la période estivale et de maintenir ainsi un maximum de lits ouverts". Mais ce coup de pouce ne représente qu'"une personne de plus pendant 60 jours" par service d'accueil des urgences, relèvent les grévistes.

Le collectif appelle à une "action" devant les agences régionales de santé (ARS) jeudi et à une nouvelle "manifestation nationale" le 2 juillet, précise le communiqué. 

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