Crise aux urgences : l'assemblée générale des grévistes vote la poursuite du mouvement, au lendemain des annonces de la ministre de la Santé

Une ambulance et un camion de pompiers devant un service d\'urgences à Nantes (Loire-Atlantique), le 16 mars 2017.
Une ambulance et un camion de pompiers devant un service d'urgences à Nantes (Loire-Atlantique), le 16 mars 2017. (LOIC VENANCE / AFP)

Le collectif Inter-Urgences était réuni, mardi. Les représentants des grévistes estiment que le plan de "refondation" présenté lundi par Agnès Buzyn est insuffisant.

Les annonces de la ministre de la Santé Agnès Buzyn n'ont pas apaisé leur colère. Le collectif Inter-Urgences, réuni en assemblée générale mardi 10 septembre, a voté la poursuite du mouvement de grève entamé il y a près de six mois.

Les représentants des grévistes, rassemblés à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), ont voté à main levée une motion rappelant leurs revendications. Ils ont acté le principe de "rassemblements locaux" le 26septembre, en attendant de fixer prochainement une "date de mobilisation nationale".

La "participation aux autres actions" a également été approuvée, sans appel clair à rejoindre la manifestation de la CGT mercredi à Paris. Le collectif Inter-Urgences continue de réclamer des "réouvertures de lits", des "recrutements à la hauteur des besoins" et une "augmentation de 300 euros net mensuels pour tous les hospitaliers".

Lundi, la ministre de la Santé a présenté un plan doté de "plus de 750 millions d'euros" sur trois ans. Il met davantage l'accent sur l'orientation des patients pour limiter l'afflux aux urgences, avec un nouveau "service d'accès aux soins" pour réguler les appels aux secours et des "admissions directes" sans passage aux urgences pour les personnes âgées.

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