Grève et manifestations des chauffeurs de taxis

(Radio France © France Info)

Ils redoutent une dérèglementation de leur profession et réclament des mesures pour compenser la suspension de l'aide aux carburants. Importantes perturbations de circulation dans les grandes villes.

Une semaine après leur rencontre avec la ministre de l'Intérieur, les chauffeurs de taxis sont en grève aujourd'hui. Ils manifestent à Paris et dans plusieurs métropoles régionales : Marseille, Bordeaux, Toulouse ou Lyon.

A Paris, au moins 5.000 chauffeurs étaient présents place Joffre (VIIè arrondissement), selon la CFDT, tandis que deux autres cortèges faisaient route des aéroports parisiens d'Orly et de Roissy. Des restrictions de circulation avaient été mises en oeuvre dans un large périmètre autour du Champ-de-Mars et de l'Ecole Militaire. La préfecture de police conseillant aux automobilistes de contourner très largement la zone concernée.

A Marseille, la gendarmerie bloque les accès de l'autoroute A7 à l'entrée de la cité phocéenne. Une mesure destinée à empêcher le millier de manifestants de gagner le centre ville au volant de leurs taxis.

"On manifeste parce qu'on ne veut pas qu'on supprime le numerus clausus et la règlementation de la profession. Aujourd'hui, une licence de taxi vaut
120.000 euros à Marseille. Si on permet à n'importe qui de s'installer, cela
veut dire que certains auront payé 120.000 euros et d'autres rien", a déploré Roland Librini, artisan taxi depuis six ans.
Les chauffeurs craignent également la suppression de la détaxe dont ils
bénéficient sur le carburant.
_ La FNAT demande que "soient respectées les entreprises créatrices d'emplois" et que "soient entendues les propositions (des taxis) pour la nécessaire évolution de (leur métier)".