"Panama Papers" : le siège de la Société générale perquisitionné

Devant le siège de la Société Générale, à La Défense, le 6 août 2013.
Devant le siège de la Société Générale, à La Défense, le 6 août 2013. (MUSTAFA YALCIN / ANADOLU AGENCY / AFP)

Elle fait partie des banques qui ont créé le plus grand nombre de sociétés offshore par l'intermédiaire du cabinet d'avocats panaméen Mossack Fonseca.

Une perquisition à la Société générale, l'une des banques épinglées dans le scandale des "Panama Papers" pour avoir ouvert près de 1 000 sociétés offshore via le cabinet d'avocats panaméen Mossack Fonseca. Le siège du groupe, à La Défense, a été perquisitionné par les enquêteurs de l'Office central de lutte contre les infractions financières et fiscales (OCLCIFF), selon une source judiciaire, confirmant une information du JDD, dimanche 10 avril. "Des documents, notamment informatiques, ont été saisis".

Cette perquisition est intervenue dans le cadre de l'enquête préliminaire ouverte par le Parquet national financier pour "blanchiment de fraudes fiscales aggravées", le 4 avril, au lendemain des premières révélations sur cette affaire d'évasion fiscale à l'échelle mondiale. Selon Le Monde, la Société générale est la quatrième banque derrière HSBC, UBS, Credit Suisse à avoir eu le plus recours à Mossack Fonseca : elle aurait crée 979 sociétés offshore, via le cabinet d'avocats panaméens, pour le compte de clients.

Le groupe français assure que seules quelques dizaines d'entre elles sont encore en activité et qu'elles sont gérées de façon "totalement transparente". En 2012, devant la commission d'enquête sénatoriale sur l'évasion de capitaux, son directeur général, Frédéric Oudéa, avait pourtant déclaré sous serment que la banque avait fermé ses implantations dans les pays figurant sur la liste grise des paradis fiscaux, ainsi que dans les États jugés non coopératifs, comme le Panama.