Panama Papers : Cameron reconnaît des parts dans un fonds offshore

France 3

Après avoir nié tout investissement dans un paradis fiscal, le Premier ministre britannique a reconnu avoir détenu des actions jusqu'en 2010.

L'affaire tombe au plus mal, en pleine campagne sur le référendum sur le Brexit. David Cameron avait nié pendant des jours tout investissement dans un paradis fiscal, il a avoué le 7 avril à la télévision qu'il possédait jusqu'en 2010 des parts d'une société offshore aux Bahamas et dirigée par son père. Ce montage financier opaque a été réalisé par le cabinet d'avocats Mossack Fonseca, au cœur du scandale des "Panama Papers".

Revirement total

Le Premier ministre britannique affirme avoir payé toutes les taxes dues au fisc mais son image est déjà écornée. Il y a trois jours, il niait tout investissement dans un paradis fiscal. "On doit pouvoir croire en son Premier ministre, et le fait qu'il n'ait pas répondu franchement a sapé la confiance qu'on avait placé en lui", estime John McDonnell, porte-parole du Parti travailliste. David Cameron, qui a fait de la lutte anticorruption une priorité, fait désormais la Une des journaux pour ses actifs offshore.

 

 

Le JT
Les autres sujets du JT
Vous êtes à nouveau en ligne