Le président de la Fifa Gianni Infantino cité dans les "Panama Papers"

Le président de la Fifa, Gianni Infantino, lors d\'une conférence de presse, à Bogota (Colombie), le 31 mars 2016.
Le président de la Fifa, Gianni Infantino, lors d'une conférence de presse, à Bogota (Colombie), le 31 mars 2016. (LUIS ACOSTA / AFP)

Le patron du foot mondial est mis en cause dans la signature de contrats douteux avec des personnes à présent poursuivies par la justice américaine.

Le patron de la Fifa Gianni Infantino affirme n'avoir commis aucun "méfait", mardi 5 avril, après les révélations des "Panama Papers" sur la signature de contrats douteux par l'UEFA, lorsqu'il en dirigeait le département juridique, avec une société offshore pour des droits télévisés. Le journal allemand Süddeutsche Zeitung (en allemand) affirme que Gianni Infantino a signé, en 2006 et 2007, des contrats avec des hommes d'affaires aujourd'hui poursuivis par la justice américaine, dans le scandale de corruption qui secoue la Fifa.

La société Cross Trading, basée à Niue, une île du sud-Pacifique, a ainsi acquis en 2006 les droits télévisés pour les saisons de 2006 à 2009 auprès de l'UEFA pour 111 000 dollars, explique le journal. En 2007, elle a également décroché les droits de la Coupe de l'UEFA et de la Supercoupe d'Europe. Or, les propriétaires de cette société sont les Argentins Hugo et Mariano Jinkis, inculpés aux Etats-Unis pour avoir versé des pots-de-vin en échange de droits de diffusion des compétitions de la Fifa en Amérique du Sud. Cross Trading a ensuite revendu ces droits sur la Ligue des champions pour plus de 311 000 dollars.

Des droits vendus à des prix inférieurs à ceux du marché

"Comme je l'ai déjà dit précédemment, je n'ai jamais fait affaire personnellement avec Cross Trading, ni avec ses propriétaires, étant donné que le processus d'appel d'offres a été mené par le département Marketing au nom de l'UEFA", a précisé le patron du foot mondial. Il assure ensuite que tous les contrats commerciaux de l'UEFA ont été examinés et que l'organisation a répondu à "toutes les questions des médias concernant les contrats incriminés".

Le journal allemand s'interroge ainsi sur les raisons qui ont poussé l'UEFA à vendre des droits pour des prix largement inférieurs à ceux du marché. Gianni Infantino était alors directeur des affaires juridiques de l'UEFA, un poste qu'il a occupé avant de devenir secrétaire général de l'organisation puis le bras droit du président d'alors, Michel Platini. Contactée par le Süddeutsche Zeitung, l'UEFA a indiqué : "Nous ne savions pas qui étaient à l'époque les véritables propriétaires de Cross Trading ".

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