Le Liechtenstein va mettre fin au secret bancaire

Une banque LGT devant le château de Vaduz (Liechtenstein), en février 2009.
Une banque LGT devant le château de Vaduz (Liechtenstein), en février 2009. (ARND WIEGMANN / REUTERS)

Le gouvernement va signer plusieurs textes ouvrant le pays vers plus de transparence, après une série de scandales.

Un pas vers la transparence fiscale. Le Liechtenstein, accusé d'avoir facilité les fraudes fiscales de contribuables américains et européens, a annoncé son intention de mettre fin au secret bancaire, jeudi 14 novembre. La principauté de 35 000 habitants, qui est allée en la matière plus vite que la Suisse voisine, espère redorer son blason. En effet, elle a été très critiquée après les investigations menées par les Etats-Unis et d'autres pays européens comme l'Allemagne sur le rôle de ses banques.

Après cette mise sous les projecteurs, les banques de la principauté avaient dû faire face à d'importantes sorties de capitaux. En 2008, des données de LGT, la première banque du Liechtenstein, dont la famille princière est propriétaire, avaient montré que de riches Allemands avaient dissimulé des avoirs dans la principauté.

A l'horizon 2015 ou 2016

Le gouvernement précise qu'il va signer la Convention concernant l'assistance administrative mutuelle en matière fiscale. Ce texte autorise les autorités fiscales de ses adhérents à demander à leurs homologues d'autres pays des informations sur leurs contribuables.

Le Liechtenstein prévoit, en outre, d'adhérer au système automatique d'échange d'informations développé par l'OCDE, qui devrait entrer en vigueur fin 2015 ou début 2016. Avec ce système, toute personne physique ouvrant un compte bancaire dans un pays autre que le sien verra cette information automatiquement transmise aux services fiscaux de son pays d'origine. Ce système automatique rendra plus difficile, voire impossible, les formes les plus basiques de la fraude fiscale. 

 

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