François Hollande en Chine pour parler climat, mais pas seulement

(François Hollande © MaxPPP)

François Hollande a entamé lundi une tournée de trois jours en Chine, puis en Corée du sud. A un mois de la COP21, le chef de l'Etat compte convaincre l'un des pays les plus pollueurs du monde de faire des efforts. En vendant au passage la compétence française.

Surtout ne pas les froisser. L'enjeu est primordial alors que la Chine, le plus gros pollueur mondial, est en pleine prise de conscience "verte". Le chef de l'Etat français et son équipe prennent donc toutes les précautions oratoires : "La Chine souhaite fonder son développement sur l'innovation et des technologies propres. Ses objectifs de croissance doivent être compatibles avec la limitation des gaz à effet de serre" , dit un conseiller de François Hollande, assurant que les deux pays sont "dans une phase d'échanges intenses" .

Préférant se concentrer sur les négociations climatiques, et notamment sur le suivi des engagements pris, François Hollande a laissé la chancelière allemande Angela Merkel superviser la vente de 130 avions Airbus à la Chine, pour 15 milliards d'euros. Aux côtés du président français, Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères et Ségolène Royal, ministre de l'Ecologie participeront aux discussions.

Des opportunités pour les entreprises françaises

Michel Sapin, ministre des Finances, est également du voyage. Ainsi que plusieurs hommes d'affaires. Car les décisions chinoises peuvent ouvrir des marchés sur lesquels les entreprises françaises pourraient se placer. François Hollande pourrait ainsi faire valoir l'expertise de Veolia en matière de traitement des eaux.

En effet, deux mois et demi après l'explosion chimique d'un entrepôt de cianure à Tianjin, c'est Veolia qui est en charge de réparer les dégâts des eaux contaminées, dans son usine ouverte il y a un an.

Le reportage de Philippe Reltien dans l'usine de traitements des eaux Veolia, à Tianjin
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Le prochain défi de Véolia à Tianjin, c'est la décontamination des sols. L'entreprise française a déjà diversifié ses activités dans 40 villes de Chine, mais les promesses écologistes chinoises pourraient leur ouvrir des opportunités supplémentaires.

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