François Fillon accroît la pression sur les banques

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Le Premier ministre François Fillon rencontrait les dirigeants des principales banques françaises ce matin. A l'issue de la réunion, il a indiqué que les bonus distribués par celles-ci au titre de 2011 devraient être en baisse "significative". Il les a également appelées à travailler sur le renforcement de leurs fonds propres, sans capitaux publics, et sans réduire les crédits aux PME.

François Fillon a rappelé aux banques leurs priorités ce matin. Le Premier ministre recevait les dirigeants des principales banques françaises à Matignon. A l'issue de la réunion, il a indiqué que les bonus distribués par les banques françaises au titre de 2011 devront être en baisse "significative" par rapport à 2010. "J'ai demandé au gouverneur de la Banque de France d'être particulièrement vigilant sur ce point, en vérifiant en amont le montant des enveloppes envisagées et en utilisant, en tant que de besoin, les pouvoirs dont il dispose", a expliqué François Fillon.

Pour le Premier ministre, les banques doivent privilégier le renforcement de leurs fonds propres, "cela doit être leur priorité absolue", quitte donc à réduire dividendes et bonus. Les banques doivent en fait atteindre d'ici juin un ratio de fonds propres "durs" (Core Tier 1) de 9%, comme convenu par les dirigeants européens la semaine dernière. "Les représentants des banques françaises, qui ont déjà considérablement renforcé leurs fonds propres depuis 2008, à hauteur de 50 milliards d'euros, m'ont confirmé ce matin qu'ils seraient en mesure d'atteindre cette nouvelle cible d'ici juin 2012, principalement en mobilisant leurs bénéfices et en
maîtrisant leurs risques", a dit François Fillon. Chaque banque présentera avant le 15 décembre un plan détaillé pour atteindre cet objectif, sans capitaux publics.

François Fillon a enfin imposé une autre condition aux banques : ce renforcement de leurs fonds propres "ne doit pas se faire au détriment du financement de l'économie de notre pays". Autrement dit les banques ne doivent pas resserrer leurs crédits aux PME. "Il est essentiel que les représentants des banques s'engagent
à tout mettre en oeuvre pour que la croissance actuelle du crédit aux PME se poursuive et qu'elle soit en cohérence avec l'évolution du PIB", a indiqué le Premier ministre.

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