Fermeture de l'usine Whirlpool d'Amiens : que proposent Marine Le Pen et Emmanuel Macron ?

Des salariés de Whirlpool tiennent un piquet de grève, le 24 avril 2017, à Amiens (Somme).
Des salariés de Whirlpool tiennent un piquet de grève, le 24 avril 2017, à Amiens (Somme). (FRANCOIS LO PRESTI / AFP)

Les deux candidats se sont rendus à Amiens, mercredi 26 avril, séparément, pour répondre aux interrogations des salariés concernés par un projet de délocalisation.

Pendant quelques heures, l'usine Whirlpool d'Amiens s'est retrouvée au cœur de la campagne présidentielle. Les deux candidats en lice pour le second tour, Marine Le Pen et Emmanuel Macron, se sont livrés une bataille à distance dans la Somme, mercredi 26 avril, en allant à la rencontre de salariés de l'entreprise, qui menace de délocaliser son site amiénois vers la Pologne. A cette occasion, ils ont précisé leurs intentions concernant l'usine, qui intéresserait déjà une quinzaine de repreneurs.

Le Pen promet de "sauver" l'usine

Dans un communiqué publié mercredi en fin de journée, Marine Le Pen se montre déterminée : "Je m'engage à sauver ce site. Whirlpool Amiens ne fermera pas. Je l'ai dit, je le répète, je l'assume et j'en prends l'engagement ferme." La candidate promet, dans un premier temps, d'engager "un bras de fer" avec le groupe américain pour le convaincre de maintenir son site picard.

En cas d'échec, elle exigera que Whirlpool rembourse les sommes versées par l'Etat au titre du crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi (CICE), qu'elle chiffre à 40 millions d'euros. Elle partira à la recherche de "repreneurs industriels sérieux" qui s'engageraient "à préserver les emplois""En attendant, l'usine sera mise sous protection temporaire, via une prise de participation de l'Etat si nécessaire", indique-t-elle.

Macron défend un plan social "à la hauteur"

Lors de sa rencontre avec les salariés de Whirlpool, mercredi, Emmanuel Macron s'est refusé à toute promesse de sauvegarde des emplois, "parce que personne ne peut le faire dignement". "Je serai là pour protéger un plan social qui défend vos intérêts", a-t-il assuré, indiquant qu'il refuserait d'homologuer un plan de sauvegarde de l'emploi "pas à la hauteur".

Il promet de "mettre la pression" sur Whirlpool, avec un "vrai rapport de forces""Le premier point, c'est de se battre pour un repreneur", a ajouté le candidat d'En marche !, estimant qu'il faut miser sur "le reclassement, la formation", qui "ne sont pas des paroles en l'air".

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