Amiens : coup de massue pour les ex-Whirlpool

France 3

À Amiens (Somme), les salariés de l'ex-Whirlpool sont inquiets. Le repreneur a annoncé mercredi 29 mai qu'il n'avait pas assez de trésorerie. La reprise du site avait été au cœur de la campagne présidentielle.

Devant l'ancienne usine Whirlpool d'Amiens (Somme) mercredi 29 mai, les salariés sont dépités. La renaissance de leur entreprise l'an dernier, la reprise de 160 salariés, ils y ont cru. Il y a deux ans, le propriétaire de l'époque avait choisi de produire ses sèche-linge en Pologne. Emmanuel Macron et Marine Le Pen avaient rendu une visite mouvementée aux ouvriers.

Des salariés "jouent aux cartes"

Un an plus tard, l'usine était reprise par un industriel de la région, Nicolas Decayeux, sûr de son succès à l'époque. "J'ai fait un projet qui m'a mené à 27 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2020. À partir de 2020, l'entreprise WN est rentable", annonçait le président de l'entreprise en février 2018 sur France 3. Fini les sèche-linge, place aux casiers réfrigérés, aux cages d'ascenseur et aux voiturettes électriques. Mais l'aventure tourne court.

"Il y a 70% du personnel qui ne font rien. Ils font de l'espace vert et jouent aux cartes", avoue le délégué CFTC Pascal Lefebvre. Pour se lancer, le patron de WN a pourtant touché 7,4 millions d'euros de Whirlpool et 2,5 millions de l'État. Les syndicats, CFDT en tête, ont demandé mercredi après-midi ce qu'est devenue cette somme. Le propriétaire affirme manquer de quatre millions d'euros, mais il dit croire encore en la réussite de son projet.

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