VIDEO. Le Nord-Pas-de-Calais refuse l'ouverture du rail à la concurrence prévue en 2019

Pascal Verdeau et Tahar Nasri - Rédaction européenne de France 3

La crainte de la disparition de lignes non rentables serait la première raison de ce refus, alors que la Commission européenne a fixé à décembre 2019 l'échéance pour ouvrir le secteur à la concurrence.

Avoir le choix entre un train de la SNCF, un autre d'un opérateur privé ou encore d'une compagnie européenne, c'est le souhait de la Commission européenne qui a même fixé une échéance pour la libéralisation totale du rail : décembre 2019.

Le conseil régional du Nord-Pas-de-Calais, qui dépense 220 millions d'euros par an pour l'entretien du matériel roulant, refuse catégoriquement cette ouverture à la concurrence. La crainte de la disparition de lignes non rentables est la première raison de ce refus. Les syndicats de cheminots, eux, dénoncent la logique de profit des opérateurs privés qui mènerait à une dégradation de la sécurité et des conditions de travail des salariés.

Cette libéralisation du rail toucherait les TGV mais aussi des liaisons régionales. Les cheminots et les usagers du Nord-Pas-de-Calais donnent leur sentiment sur cette réforme, devant la caméra de la rédaction européenne de France 3 à Lille.

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