Tous à Petroplus ! Les candidats défilent à la raffinerie

Alors que leur site de Petit-Couronne (Seine-et-Marne) menace de fermer, les salariés de Petroplus ont invité les candidats à l\'élection présidentielle. Cinq sont déjà venus. 
Alors que leur site de Petit-Couronne (Seine-et-Marne) menace de fermer, les salariés de Petroplus ont invité les candidats à l'élection présidentielle. Cinq sont déjà venus.  (THOMAS PADILLA / MAXPPP)

Alors que le site de Petit-Couronne est menacé de fermeture, les salariés reçoivent la visite de la plupart des postulants à la présidentielle. Album photos. 

La désindustrialisation est au cœur de la campagne et ça n’a pas échappé aux salariés de Petroplus. Arrêté depuis lundi 2 janvier, leur site à Petit-Couronne près de Rouen (Seine-Maritime) est menacé de fermeture. Le groupe suisse dont il dépend n’a plus assez d’argent pour acheter du pétrole brut à raffiner.

Bien décidés à "ne pas mourir en silence", dixit le délégué CGT Yvon Scornet, les employés ont appelé tous les candidats à l’élection présidentielle à venir leur rendre visite. Du coup, c’est le défilé.

Philippe Poutou, du Nouveau Parti anticapitaliste (NPA) a ouvert le bal le vendredi 2 décembre. Suivi de Nicolas Dupont-Aignan (Debout la République) le 16 décembre, de François Hollande (PS) jeudi 5 janvier, et, le lendemain, de Jean-Luc Mélenchon pour le Front de gauche et d'Hervé Morin, candidat du Nouveau Centre.

Tous viennent leur apporter "du soutien" aux salariés. De là, à apporter des solutions... En tous cas, l'intersyndicale dispose maintenant d'un riche album photos.

L\'anticapitaliste Philippe Poutou, premier à rendre visite aux salariés de Petroplus, le 2 décembre 2011, alors qu\'une restructuration menace 120 salariés. Les difficultés financière du groupe n\'ont pas encore éclaté au grand jour.
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L'anticapitaliste Philippe Poutou (D), premier à rendre visite aux salariés de Petroplus à Petit-Couronne (Seine-Maritime), le 2 décembre 2011, alors qu'une restructuration menace 120 salariés.
FRANK PROUHET
Devant l\'intersyndicale, il les a appelé à \"ne surtout pas baisser la tête et se battre réellement\". Ça ne les aidera pas directement mais il a plaidé pour un \"grand service public de l’énergie\" qui se constituerait avec \"l’expropriation des grands groupes comme Total et Areva\". 
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Devant l'intersyndicale, il les a appelés à "ne surtout pas baisser la tête". Ça ne les aidera pas directement mais il a plaidé pour un "grand service public de l’énergie". 
FRANK PROUHET
Quinze jours après l\'anticapitaliste, c\'est au tour du souverainiste de venir écouter et soutenir les salariés de la raffinerie. \"Ça fait un peu bizarre de voir Nicolas Dupont-Aignan avec des drapeaux de la CGT autour\", a sourit un délégué CGT. 
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Quinze jours après, c'est au tour du souverainiste Nicolas Dupont-Aignan. "Ça fait un peu bizarre de le voir avec des drapeaux de la CGT autour", sourit un délégué CGT. 
THOMAS PADILLA / MAXPPP
Le candidat de Debout la République a ensuite défendu ses dix mesures pour \"un protectionnisme intellignet\" aux frontières de l\'Europe et de la France. \"Un pays sans industrie, c\'est un pays qui crève\", a-t-il lancé. 
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Le candidat de Debout la République a défendu ses dix mesures pour "un protectionnisme intelligent". "Un pays sans industrie, c'est un pays qui crève", a-t-il lancé. 
THOMAS PADILLA / MAXPPP
Le candidat socialiste s\'y est rendu accompagné par Laurent fabius, le 5 janvier 2011. Troisième candidat à l\'élection présidentielle à s\'y rendre, il s\'est assis avec l\'intersyndicale avant de faire sa déclaration. 
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François Hollande (C) s'y est lui rendu le 5 janvier 2012. Il a fait de la réindustrialisation le thème de ses déplacements cette semaine-là. "Où est le gouvernement ?", s'est-il interrogé.
KENZO TRIBOUILLARD / AFP
\"Où est l\'Etat, où est le gouvernement, où est le président de la République?\", lance François Hollande qui exige \"que l\'Etat prenne ses responsabilités pour trouver une solution aux difficultés de la raffinerie\". Les siennes ? A part sauver l\'activité de raffinage et demander des règles de concurrence à Bruxelles, on n\'en saura pas plus.
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Le candidat PS exige "que l'Etat prenne ses responsabilités pour trouver une solution". Lui compte "sauver l'activité de raffinage" et demander "des règles" de concurrence à Bruxelles.
BORIS MASLARD / PHOTOPQR / MAXPPP
Le vendredi 6 janvier a été l\'apogée de ce défilé de candidat à Petit-Couronne. A peu de choses près Jean-Luc Mélenchon, du Front de Gauche est arrivé le premier. 
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Le vendredi 6 janvier a été l'apogée de ce défilé avec deux visites. Jean-Luc Mélenchon, du Front de gauche, est arrivé le premier de peu. 
KENZO TRIBOUILLARD / AFP
Perché sur un escabeau, il les a encouragés : \"Serrez-vous les coudes, tenez-bon, vous vous battez pour vos emplois, [mais aussi] pour quelque chose de plus grand que vous qui est l\'intérêt du pays\". Avant de filer pour éviter de croiser Hervé Morin. 
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Perché sur un escabeau, il a encouragé les employés : "Tenez-bon, vous vous battez pour vos emplois, [mais aussi] pour l'intérêt du pays." Avant de filer pour éviter de croiser Hervé Morin. 
KENZO TRIBOUILLARD / AFP
Vers 11h c\'est ensuite le Nouveau Centre Hervé Morin qui est venu \"en voisin\", comme député-maire d\'Epaignes (Eure) et non pas pour avoir une \"tribune pour la présidentielle\".
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Vers 11 heures, c'est le candidat du Nouveau Centre (D) qui est venu "en voisin", comme député-maire d'Epaignes (Eure), et non pas pour occuper une "tribune pour la présidentielle".
KENZO TRIBOUILLARD / AFP 
Lui aussi s\'en est pris au gouvernement (dont il a été un temps ministre de la Défense): \"Il appartient au gouvernement de favoriser l\'ouverture d\'une ligne de crédit suffisante pour permettre à Petroplus de redémarrer\". Hervé Morin a plaidé en faveur de la venue d\'un \"partenaire industriel\" et d\'une intervention de l\'Europe. 
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Lui qui fut ministre de la Défense de François Fillon s'en est aussi pris au gouvernement : "Il lui appartient de favoriser l'ouverture d'une ligne de crédit suffisante pour permettre" le redémarrage.
KENZO TRIBOUILLARD / AFP

Marine Le Pen (FN), qui n’a pas été invitée, dénonce une "atteinte à la démocratie" mais ne manque pour autant pas de s’engouffrer allègrement dans la brèche via un communiqué : "Marine Le Pen apporte tout son soutien aux ouvriers, salariés et cadres de Pétroplus victimes des politiques européistes et mondialistes menées par tous les gouvernements de gauche comme de droite." De son côté, Nathalie Arthaud, candidate de Lutte ouvrière à la présidentielle compte s’y rendre le 16 janvier. 

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