Accusé de tricher, Free se défend

Le président de Free, Xavier Niel, le 10 janvier 2012 à Paris, à l\'occasion de la présentation de l\'offre Free Mobile.
Le président de Free, Xavier Niel, le 10 janvier 2012 à Paris, à l'occasion de la présentation de l'offre Free Mobile. (CHRISTOPHE PETIT TESSON / MAXPPP)

Certains concurrents de l'opérateur estimeraient que le nouveau venu ne respecte pas les règles de son entrée sur le marché, alors que 8 Français sur 10 envisagent de souscrire à l'offre de Xavier Niel.

Une semaine d'existence, et déjà des ennuis. Xavier Niel a démenti mardi 17 janvier tout dysfonctionnement de son réseau Free Mobile. Le Figaro indique pourtant que des opérateurs concurrents envoient des huissiers dans les rues pour vérifier que le réseau de Free est bien "allumé". Lancé mardi dernier, le petit nouveau ne respecterait pas les règles de son entrée sur le marché. Explications.

• De quelle couverture Free dispose-t-il ?

Le 13 décembre dernier, Free avait obtenu le feu vert du régulateur pour se lancer dans la téléphonie mobile car son réseau en propre atteignait le seuil réglementaire de 27 % de couverture de la population.

Pour le reste de la couverture, Free a conclu un accord d'itinérance avec Orange, selon lequel l'opérateur historique s'engage à mettre à disposition son réseau 3G et ses antennes pour couvrir les zones où Free n'est pas encore présent.

• Quel défaut "Le Figaro" évoque-t-il ?

Selon le quotidien, des rivaux du nouvel entrant "disent avoir constaté que le réseau de Free Mobile n'était pas 'allumé' et ont même envoyé des huissiers dans les rues pour le vérifier". Les abonnés de Free pourraient téléphoner, "mais uniquement en empruntant le réseau d'Orange", grâce à l'accord d'itinérance. Le réseau en propre de Free ne fonctionnerait pas encore, ce qui pourrait remettre en cause l'accord conclu avec Orange.

Xavier Niel a indiqué que ces affirmations étaient "fausses" et "que cela se vérifie assez facilement". La semaine dernière, il évoquait sur France 5 une couverture comprise "entre 30 et 40 % de la population".

• Free est-il victime de son succès ?

"Manœuvre des concurrents ? Bug dans le système d'information ? Le réseau a-t-il du mal à supporter l'arrivée des nouveaux clients ?" Le Figaro reconnaît qu'il est difficile d'y voir clair. 

Certains chiffres indiquent en tout cas que la barre du million d'abonnés sera bientôt franchie. Dans le même temps, un sondage du cabinet d'analyse GfK révèle que près de huit Français sur dix ont l'intention, à court ou moyen terme, de souscrire à l'offre de Free.

Dans le détail, 78 % des personnes interrogées ont affirmé leur intention de souscrire à l'offre Free Mobile, mais seuls 14 % veulent le faire immédiatement. Parmi les sondés, 25 % déclarent attendre la fin de leur engagement actuel et 39 % veulent attendre "quelques mois" pour "voir ce que l'offre de Free Mobile donne".

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