Scandale du Libor : RBS à son tour condamnée

(Maxppp)

La banque britannique RBS (Royal Bank of Scotland) a été condamnée mercredi à une amende de 450 millions d'euros. Comme Barclays et UBS avant elle, RBS est condamnée pour avoir manipulé le taux interbancaire Libor, central dans le monde de la finance. Un scandale qui pourrait encore toucher une vingtaine d'établissements.

Nouvelle condamnation dans le scandale du Libor. C'est au tour de la Royal Bank of Scotland (RBS) d'être condamnée par les autorités britanniques et américaines. La banque britannique écoppe d'une amende d'environ 612 millions de dollars (450 millions d'euros), pour avoir manipulé le taux interbancaire Libor, central dans la finance. 

Ces manipulations, principalement en yens et en francs suisses, seraient le fait de 21 salariés et d'un manager de RBS, qui ont tous quitté le groupe ou ont été soumis à des mesures disciplinaires, indique la banque. Ils manipulaient semble-t-il les taux du Libor communiqués par la banque afin d'en tirer des bénéfices sur leurs positions ou de faire apparaître leur banque plus solide. Les enquêtes ont mis au jour l'existence de "graves manquements dans le système des contrôles et de gestion  des risques ", reconnaît RBS.

RBS détenue à 82% par les Britanniques

Avant RBS, la britannique Barclays et la suisse UBS avaient déjà été condamnées (à respectivement 340 millions d'euros et 1,1 milliard d'euros). Mais la différence est que RBS est détenue à 82% par les contribuables, qui n'ont pas du tout envie de payer pour les fautes des banquiers.

Le ministre des finances britannique, George Osborne, a donc fait pression ces derniers temps pour que la banque paye cette amende en puisant dans les sommes prévues pour les bonus de ses cadres, et non par les Britanniques. Mercredi RBS a annoncé que les réductions ou suppressions de bonus lui avaient fait récupérer 300 millions de livres.

Ce scandale du Libor, qui avait éclaté en juin dernier, est loin d'être fini. Près de vingt autres grandes banques internationales sont en ligne de mire, dont une quinzaine aux Etats-Unis. En France, le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire après la plainte d'une actionnaire de la Société Générale.

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