Les actionnaires de Renault entérinent de justesse la rémunération de Carlos Ghosn

Carlos Ghosn, le PDG de Renault, participe à la présentation des résultats du groupe, le 10 février 2016, à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine).
Carlos Ghosn, le PDG de Renault, participe à la présentation des résultats du groupe, le 10 février 2016, à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine). (ERIC PIERMONT / AFP)

Et comme chaque année, les chiffres créent la polémique. 

Les chiffres faisaient polémique, mais ils sont tout de même passés. Les actionnaires de Renault ont entériné, jeudi 15 juin, à une faible majorité, la rémunération du PDG Carlos Ghosn pour 2016 et le calcul de celle-ci pour 2017, lors de l'assemblée générale du constructeur automobile français. 

La résolution concernant la rémunération de Carlos Ghosn en 2016 a recueilli 53,05% des voix, tandis que celle sur les éléments de 2017, contraignante depuis la loi "Sapin 2", a obtenu 54,01% des suffrages. La position des actionnaires sur ces deux questions constituait le principal enjeu de l'assemblée générale du groupe au Losange, d'autant plus que les émoluments du PDG font polémique de longue date.

Sept millions d'euros en 2016

En 2016, le dirigeant a touché 7 millions d'euros de Renault, dont 1,23 million de fixe, le solde étant calculé sur des critères de performance. Carlos Ghosn ne risquait pas une amputation de ses revenus, puisqu'en cas de rejet des règles pour 2017, celles de 2016 se seraient appliquées.

En revanche, un vote négatif aurait constitué un deuxième désaveu de suite de la part de ses actionnaires, 54% des détenteurs de titres représentés à l'assemblée générale ayant refusé l'année dernière sa rémunération pour 2016. 

Le conseil d'administration était finalement passé outre, suscitant des critiques du patronat et du ministre de l'Economie de l'époque, Emmanuel Macron. La controverse avait justement poussé le gouvernement à renforcer l'arsenal législatif sur la gouvernance des sociétés.

Vous êtes à nouveau en ligne