Renault prévoit de réduire ses effectifs de 7 500 postes en France d'ici à 2016

Des salariés de Renault travaillent sur une chaîne d\'assemblage, à Douai (Nord), le 25 mai 2010.
Des salariés de Renault travaillent sur une chaîne d'assemblage, à Douai (Nord), le 25 mai 2010. (PHILIPPE HUGUEN / AFP)

Outre 5 700 départs en retraite non renouvelés, la direction envisage 1 800 départs supplémentaires en élargissant le dispositif sur les carrières spécifiques.

Les mauvaises nouvelles s'accumulent pour la marque au losange. La direction de Renault a annoncé aux syndicats, mardi 15 janvier, qu'elle prévoyait de réduire ses effectifs de 7 500 postes en France d'ici à la fin 2016, dont 5 700 départs naturels (retraite), a indiqué une porte-parole du constructeur.

Outre ces départs naturels non renouvelés prévus entre 2013 et 2016, la direction envisage 1 800 départs supplémentaires. Pour cela, elle va élargir le dispositif sur les carrières spécifiques, qui permet l'accompagnement des salariés en fin de carrière, "à tous les collaborateurs, quel que soit leur statut et sans critère de pénibilité", selon la porte-parole de Renault. Jusqu'à présent, ce dispositif était soumis à des critères d'âge et de pénibilité.

"Si un accord était signé avec les organisations syndicales, ce redéploiement des effectifs ne nécessiterait ni fermeture de site, ni plan de sauvegarde de l'emploi, ni plan de départs volontaires", a indiqué Gérard Leclercq, directeur des opérations France, à l'issue d'une nouvelle réunion avec les syndicats sur la compétitivité. "Dans la perspective d'une restauration progressive du marché européen, la mise en place d'un tel accord permettrait ainsi d'avoir une croissance de la production en France plus soutenue que celle du marché européen", fait valoir Renault dans un communiqué.

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