Rémunération de l'ex-PDG d'Alcatel-Lucent : le gendarme boursier examine de possibles irrégularités

L\'ancien directeur-général d\'Alcatel-Lucent, le 15 avril 2015, à Paris.
L'ancien directeur-général d'Alcatel-Lucent, le 15 avril 2015, à Paris. (THOMAS SAMSON / AFP)

Le ministre de l'Economie, Emmanuel Macron, a exprimé pour sa part son "mécontentement" dans cette affaire. L'ex-dirigeant Michel Combes devrait toucher 13,7 millions d'euros sur trois ans.

Les conditions de départ de l'ex-directeur général d'Alcatel-Lucent, Michel Combes, continuent de susciter des remous. L'Autorité des marchés financiers (AMF) a annoncé mardi 1er septembre qu'elle allait examiner de possibles "irrégularités" dans ce dossier au regard des règles de gouvernance du Medef, des informations données à la presse ces derniers mois sur la rémunération de Michel Combes, et quant à la clause de non-concurrence.

"Nous avons reçu les courriers de l'AMF [fin juillet], comme un certain nombre d'autres entreprises, et y avons répondu dans les délais impartis. Nous sommes sereins quant à la suite de cette procédure classique", a réagi le groupe franco-américain.

Le ministre de l'Economie est "mécontent"

L'ex-dirigeant devrait toucher 13,7 millions d'euros de primes sur trois ans, sous forme d'actions, alors qu'il a quitté ses fonctions en début de semaine pour prendre la présidence du Conseil d'administration de Numericable-SFR. Michel Combes, qui avait annoncé en avril avoir renoncé à un parachute doré de 2,4 millions d'euros, se retrouve pris depuis dimanche dans une polémique concernant sa rémunération chez Alcatel-Lucent. 

Le ministre de l'Economie, Emmanuel Macron, a reçu dans l'après-midi le nouveau PDG de l'équipementier de télécoms, Philippe Camus, afin de discuter des conditions de rémunération et de départ de Michel Combes. 

"Le ministre a manifesté son mécontentement sur la décision de Michel Combes de quitter l'entreprise prématurément avant la finalisation du rapprochement avec Nokia. Nous attendons que l'AMF et le Haut Comité du gouvernement d'entreprise rendent leur avis afin que l'entreprise puisse en tirer toutes les conséquences", a-t-on indiqué dans l'entourage d'Emmanuel Macron.

 

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