VIDEO. Des salariés de General Electric à Belfort défilent avec des élus contre de possibles suppressions d'emplois

Des centaines de salariés ont manifesté mardi matin à la sortie de l'usine de Belfort. 

C'est une action symbolique. Plusieurs centaines de salariés de l'usine General Electric à Belfort ont accompagné un convoi exceptionnel à la sortie du site de Belfort. Les salariés de l'ancienne usine d'Alstom, dont la division énergie a été rachetée en 2015 par l'entreprise américaine, craignent 800 à 1 000 suppressions d'emplois sur les 1 900 que compte l'usine. 

Un cortège pour dénoncer une possible restructuration

Malgré la bruine et le froid, le convoi exceptionnel de 120 mètres de long a été suivi pendant environ une heure par une foule composée de salariés, d'habitants et d'élus locaux. Cette mobilisation fait chaud au cœur à Philipe Petitcolin, coordinateur CFE-CGC chez GE : "On a peut-être 500 ou 800 personnes, je ne sais pas précisément mais c'est inespéré pour une première, affirme-t-il à franceinfo. Ça s'est organisé très tardivement en l'espace de deux ou trois jours, donc on est assez satisfaits". 

Si l'inquiétude est palpable sur fond de rumeurs d'une prochaine restructuration, beaucoup refusent la casse d'un site aux 140 ans d'histoire. Certains manifestants, comme Karine, mettent en cause la direction de General Electric. Elle l'accuse de pure gestion comptable et de mauvaise gestion industrielle. "Je travaille sur le site turbine à gaz depuis bientôt 30 ans. Depuis le rachat d'Alstom en 2015, on voit des façons de faire qui sont aberrantes et en totale contradiction avec la bonne avancée des affaires". Quant à l'État, sommé de prendre ses responsabilités, il se fait plutôt discret. Cependant les élus de Belfort, déjà reçus la semaine dernière à Bercy, rencontreront mercredi la secrétaire générale adjointe de la présidence. 

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