Quarante personnalités appellent le gouvernement à limiter les salaires des patrons

Le patron de Renault et Nissan, Carlos Ghosn, le 1er mars 2016 au salon de l\'automobile de Genève (Suisse).
Le patron de Renault et Nissan, Carlos Ghosn, le 1er mars 2016 au salon de l'automobile de Genève (Suisse). (CITIZENSIDE/RÉMY GENOUD / AFP)

Les signataires de cet "appel des 40 au CAC 40" souhaitent qu'"un patron ne puisse pas être rémunéré plus de 100 smic, soit 1,75 million d'euros par an".

Parmi les premiers signataires : le premier secrétaire du Parti socialiste, Jean-Christophe Cambadélis, le président de l'Assemblée nationale, Claude Bartolone, la maire de Paris, Anne Hidalgo, le numéro un de la CGT, Philippe Martinez, l'économiste Thomas Piketty, l'écologiste Nicolas Hulot et l'historien Pierre Rosanvallon. Quarante personnalités appellent le gouvernement à légiférer afin de limiter les salaires des patrons, mercredi 18 mai, dans Libération.

Les signataires de cet "appel des 40 au CAC 40", à l'initiative du quotidien et assorti d'une pétition sur le site Change.org, souhaitent que "désormais, en France, un patron ne puisse pas être rémunéré plus de 100 smic, soit 1,75 million d'euros par an". Ils dénoncent "une période inédite dans l'histoire du capitalisme contemporain", avec un écart entre le salaire des PDG et le salaire moyen qui a "explosé"

"Un sentiment de chacun pour soi délétère"

Les pétitionnaires notent que "le principal argument patronal pour justifier de telles pratiques – celui d'un marché mondial des très hauts dirigeants qui nécessiterait un alignement des salaires par le haut – n'est corroboré par aucune étude économique sérieuse". Et ils soulignent qu'"en se comportant de la sorte, notre élite économique entretient un sentiment de chacun pour soi délétère".

Cet appel intervient après les polémiques sur les salaires de patrons comme ceux de Renault et de PSA, Carlos Ghosn et Carlos Tavares, et la menace de légiférer sur le sujet brandie mardi par François Hollande.

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