Pourquoi Coca-Cola et McDonald's sont à la peine

Un restaurant McDonald\'s à New York (Etats-Unis), le 26 décembre 2013.
Un restaurant McDonald's à New York (Etats-Unis), le 26 décembre 2013. (CEM OZDEL / ANADOLU AGENCY / AFP)

Les deux géants américains enregistrent des résultats en baisse au deuxième trimestre.

Deux symboles de la "malbouffe" venue d'outre-Atlantique vacillent. Coca-Cola et McDonald's ont enregistré, au deuxième trimestre, une inquiétante érosion. Entre avril et juin, le chiffre d'affaires géant du soda a reculé de 1,37%, à 12,57 milliards, loin des 12,87 milliards de dollars attendus. Idem pour la chaîne de fast-foods, dont le chiffre d'affaires de 7,18 milliards de dollars est inférieur aux 7,29 milliards attendus.

Aux Etats-Unis, les volumes de ventes des sodas de Coca-Cola sont restés atones, tandis que les ventes de McDonald's à nombre de restaurants comparable ont baissé de 1,5%. Le spécialiste des hamburgers invoque une baisse de la fréquentation. La tendance est similaire en Europe: -1% pour McDo et -2% pour Coca-Cola. Voici les raisons de cette érosion.

Parce qu'ils subissent une concurrence féroce

Coca-Cola et McDonald's sont bousculés par une concurrence féroce qui rogne leurs marges. Depuis plusieurs mois, le producteur de Fanta et de Sprite vend de moins en moins de sodas, tandis que le fabricant du Big Mac écoule moins de hamburgers.

Cette érosion des ventes est d'autant plus inquiétante pour les deux géants qu'ils ne sont plus rois chez eux. Or, l'Amérique du Nord (Etats-Unis et Canada) est leur premier marché. Cette région représente plus de 45% du chiffre d'affaires de Coca-Cola et 30% pour McDonald's.

McDonald's souffre de la rivalité de petits concurrents qui pratiquent des prix agressifs, comme les chaînes de fast-food KFC, Subway et Burger King. "Les résultats de McDonald's révèlent des problèmes que l'entreprise a du mal à résoudre", estime Paul Ausick, du site d'analyses 24/7wallst.com. "Nous sommes clairement dans l'urgence", reconnaît le PDG de McDonald's, Don Thompson.

Parce que les consommateurs délaissent la "malbouffe"

"Les consommateurs se tiennent loin de ce qui n'est pas bon pour eux, et mangent ce qui est bon pour eux", résume Nik Modi, analyste chez RBC Capital Markets. De façon générale, en Occident, les ventes de sodas pâtissent de la corrélation faite par des études entre la consommation régulière de ces produits et l'obésité ou le diabète.