Les opérateurs en ordre de bataille avant l'arrivée de Free mobile

Une boutique Orange à Nantes (Loire-Atlantique), en septembre 2007.
Une boutique Orange à Nantes (Loire-Atlantique), en septembre 2007. (BERTRAND BECHARD / MAXPPP)

Alors que le fournisseur d'accès à internet s'apprête à se lancer sur ce nouveau créneau, France Télécom, Bouygues Telecom et SFR affûtent leurs armes.

"La mamie du Cantal n'a pas besoin de la même offre qu'un geek à Paris." C'est ainsi que Stéphane Richard, PDG de France Télécom, évoque sa contre-attaque face à la future naissance de Free mobile. Et le patron de présenter dans Le Figaro du lundi 2 janvier "tout un arsenal de ripostes commerciales prêtes pour répondre très rapidement aux offres de Free".

"Nous pourrons jouer sur les prix en fonction de ce que Free fera. Mais tout ne se résume pas à un prix (...). Free ne va pas rafler tous les clients avec une offre unique. Nous, nous essayons de proposer la meilleure offre pour chaque catégorie d'utilisateurs", assure Stéphane Richard alors que l'offre mobile du fournisseur d'accès à internet Free s'annonce à prix cassés.

Marque low-cost, offres sur le fixe, 4G... chez Orange

Pour se préparer, Orange a "travaillé sur la segmentation marketing". Exemple : le lancement de Sosh début octobre, sa marque low-cost qui s'adresse aux jeunes. Par ailleurs, les offres sur le mobile ont été enrichies, selon Stéphane Richard. La vidéo à la demande (VOD) a été étendue sur les offres fixe. Enfin, Orange a "élargi son réseau de distribution avec les très grandes boutiques", assure le patron de l'opérateur. 

Concernant la 4G, la téléphonie de quatrième génération, pour laquelle Free n'a pas été retenue, Orange espère "être les premiers à la lancer". Et le PDG détaille son calendrier : "2012 sera consacrée à l'expérimentation en grandeur réelle sur plusieurs sites, dont un en région parisienne. Le lancement commercial interviendra courant 2013."

Les stratégies de Bouygues Telecom et SFR

• Orange n'est pas le seul opérateur à fourbir ses armes. Parmi les trois historiques, Bouygues Telecom est celui qui a "le plus à perdre dans une guerre des prix". Il est donc "le plus exposé à l'arrivée de Free mobile", juge L'Express. Après avoir tenté d'empêcher Free et son leader Xavier Niel de se lancer dans l'aventure, Martin Bouygues a lancé l'offre en ligne B&You, à 24,90 euros, sans téléphone subventionné. "B&You marche clairement sur les codes de Free, issus du monde de l'internet, a prévenu le 7 décembre le directeur général de Bouygues Telecom, Olivier Roussat. En s'adressant à un internaute autonome, notre offre sera donc le principal challenger du futur entrant."

• Quant au PDG de SFR, Frank Esser, il a dévoilé fin septembre dans Le Figaro son offre Red. En riposte à Sosh et B&You, cette gamme de quatre forfaits entre 12 et 34 euros est proposée uniquement sur le web et sans mobile subventionné, "mais avec toute la qualité de service de SFR". Face à Free mobile, Frank Esser mise sur "un vrai réseau XXL, sans équivalent en France, avec la 3G + qui couvre 97 % de la population et 4 millions de hot spot Wi-Fi".

Xavier Niel juge ses concurrents "naïfs"

S'amusant de la défense de ses futurs rivaux, Xavier Niel la qualifie de "naïve, car c'est toujours l'opérateur le moins cher qui attire les autres vers son prix". Dans un long article paru le 15 décembre dans Le Nouvel Observateur, le dirigeant d'Iliad, la maison mère de Free, affirme que ses concurrents ne pourront pas rivaliser avec Free mobile, "qui va diviser tous les prix des forfaits par deux".

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