Les salariés de Petroplus soulagés de la mise en vente de Petit-Couronne

Des militants CGT de la raffinerie Petroplus lors d\'une assemblée générale des salariés, le 2 janvier 2012 à Petit-Couronne (Seine-Maritime).
Des militants CGT de la raffinerie Petroplus lors d'une assemblée générale des salariés, le 2 janvier 2012 à Petit-Couronne (Seine-Maritime). (KENZO TRIBOUILLARD / AFP)

Le raffineur suisse est en graves difficultés financières. Les employés de la raffinerie normande espèrent trouver un repreneur le plus vite possible. Le gouvernement s'engage à les y aider. 

En graves difficultés financières, le raffineur suisse Petroplus a annoncé vendredi 20 janvier la mise en vente de sa raffinerie de Petit-Couronne (Seine-Maritime), faute de disposer des liquidités nécessaires à son fonctionnement. Cette raffinerie, qui emploie environ 550 salariés, est à l'arrêt depuis début janvier. Petroplus l'avait achetée en 2008 au groupe Shell, que les syndicats jugent responsable de la situation actuelle.

Le groupe a simultanément indiqué qu'il étudiait "les alternatives stratégiques" pour ses unités d'Anvers (Belgique) et Cressier (Suisse), "y compris leur vente possible". Ces trois sites sont pour l'instant à l'arrêt. Petroplus, qui possède en tout cinq raffineries, a annoncé le 11 janvier avoir trouvé un accord temporaire avec ses créanciers, qui lui permettra de continuer à faire fonctionner certaines de ses activités et de payer des factures, avec un possible accord définitif d'ici à la fin du mois.

"Une bonne nouvelle" disent les salariés

Un sentiment de soulagement dominaient vendredi chez les salariés de la raffinerie qui tous espèrent trouver un repreneur le plus vite possible. "On est bien contents. Petroplus, on n'en veut plus. Ils nous ont trop menés en bateau", explique l'un d'eux.

Reste cependant une inquiétude comme le confie un autre employé du site : "L'annonce de la vente c'est bien mais c'est pas pour autant qu'on est sauvés. Le repreneur va devoir investir avant de relancer l'usine. Personnellement, j'ai beaucoup d'amerturme." L'intersyndicale dit d'ailleurs vouloir rencontrer rapidement le ministre de l'Industrie Eric Besson.

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"Nous nous battons à Petit-Couronne"

Le groupe a perdu 415 millions de dollars (320 millions d'euros) au cours des neuf premiers mois de son exercice 2011. Pour éviter une fermeture totale du site de Petit-Couronne, le gouvernement français avait déclaré début janvier qu'il allait proposer son appui "sous des formes diverses".

Vendredi, le Premier ministre a réaffirmé que le gouvernement "ne baissait pas les bras" pour venir en aide aux entreprises en difficulté.

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"Nous nous battons à Petit-Couronne pour Petroplus, dont la vente de la raffinerie a été annoncée aujourd'hui: nous nous sommes battus pour éviter que les banques cessent tout financement et conduisent au dépôt de bilan de cette entreprise et nous nous battons maintenant pour permettre qu'elle soit reprise par d'autres entreprises du secteur pétrolier", a expliqué François Fillon, à l'issue d'une visite d'une usine Mephisto (chaussures) en Moselle.

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