Nétanyahou fustige la décision "malheureuse" d'Orange de se retirer d'Israël

Une boutique Orange à Jérusalem (Israël), le 4 juin 2015.
Une boutique Orange à Jérusalem (Israël), le 4 juin 2015. (THOMAS COEX / AFP)

L'opérateur détenu à 25% par l'Etat français a annoncé sa volonté de se retirer progressivement de l'Etat hébreu, tout en réfutant l'idée que cette décision soit politique.

Le contentieux prend une tournure politique. Le Premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou a appelé le gouvernement français, jeudi 4 juin, à se démarquer de la décision "malheureuse" de l'opérateur de téléphonie Orange de se désengager progressivement d'Israël. "J'appelle le gouvernement français à publiquement rejeter les déclarations et les agissements malheureux d'une compagnie dont il est en partie le propriétaire", a demandé Benyamin Nétanyahou, dans un communiqué.

La polémique n'a cessé d'enfler en Israël après l'annonce, la veille au Caire (Egypte) par le PDG d'Orange, Stéphane Richard, de "l'intention" de mettre fin au contrat le liant à Partner, qui peut utiliser sa marque. Cinq ONG et deux syndicats avaient appelé Orange, à la fin mai, à annoncer son désengagement et à "dénoncer les atteintes aux droits humains commises par Partner". Selon leur rapport, Partner, en fournissant ses services dans les colonies, contribue à leur maintien.

Orange nie "prendre part à un débat politique"

Même s'ils n'en faisaient pas état, les propos de Stéphane Richard ont été interprétés en Israël comme la volonté d'Orange de se dissocier des activités de son partenaire dans les colonies en Cisjordanie et Jérusalem-Est, occupées par Israël depuis 1967. Ils ont donc été considérés comme une nouvelle tentative d'attenter à la légitimité d'Israël, dans un pays dont la classe politique ne parle que de cela depuis quelques jours.

Orange, partiellement contrôlé par l'Etat français, a assuré que sa décision n'avait aucune motivation politique. "Orange est un opérateur qui a pour premier objectif de défendre et de valoriser la force de sa marque dans l'ensemble des marchés où il est présent. Il n'a en aucun cas vocation à prendre part, sous une quelconque forme, à un débat politique", a expliqué l'opérateur dans un communiqué. Il stipule qu'il respectera "strictement les accords existants". Orange est lié à l'opérateur israélien Partner par un contrat censé expirer en 2025.

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