VIDEO. Météo, visibilité : les circonstances de l'accident de l'avion du PDG de Total à Moscou

THOMAS PAGA, BENJAMIN LUCAS et ALBAN MICKOZY - FRANCE 2

Pour deux experts, un ancien commandant de bord et un ancien pilote,  mauvaise météo et visibilité limitée n'expliquent pas l'accident de l'aéroport à Vnoukovo 

Des conditions météorologiques mauvaises et donc une visibilité limitée à 350 mètres, l'aéroport de Vnoukovo, l'un des trois aéroports internationaux de Moscou, ne disposait pas des meilleures conditions de décollage lundi 20 octobre dans la soirée. L'avion qui transportait le PDG de Total Christophe de Margerie a percuté une déneigeuse alors qu'il s'apprêtait à décoller.

Une vitesse de décollage de plus 180 km/heure

Pour Jean Serrat, ex-commandant de bord, les conditions météorologiques de Vnoukovo n'expliquent pas l'accident : "C'est un aéroport qui se trouve dans une région où l'on est habitué à la neige, à l'hiver, aux visibilités réduites", dit-il. Il est difficile de réagir avec une vitesse de décollage de plus 180 km/heure, poursuit l'expert. Quant à la tour de contrôle, la géolocalisation ou le radar-sol doivent permettre aux contrôleurs de voir l'avion sur la piste et surtout la déneigeuse, selon Christophe Naudin, un ancien pilote.

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Trois experts français sont arrivés mardi soir à Moscou pour épauler les enquêteurs russes qui disposent déjà des deux boites noires. La police moscovite parle mardi de "négligences criminelles graves" de la part d'agents de l'aéroport

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