Marine Harvest, numéro un mondial du saumon, va supprimer 450 postes en Bretagne

Les usines bretonnes du groupe norvégien Marine Harvest produisent principalement du saumon et de la truite fumés.
Les usines bretonnes du groupe norvégien Marine Harvest produisent principalement du saumon et de la truite fumés. (JEAN-DANIEL SUDRES / HEMIS.FR / AFP)

Le groupe norvégien, premier producteur de saumon fumé au monde, prévoit de fermer deux sites bretons en 2014, selon des syndicats.

Après le redressement judiciaire du volailler Doux, c'est un nouveau coup dur pour le secteur agroalimentaire breton. Marine Harvest, numéro un mondial du saumon, prévoit plus de 450 suppressions de postes en Bretagne. Des syndicats l'ont annoncé mardi 4 juin, à la sortie d'un comité central d'entreprise à Landivisiau (Finistère). Le groupe norvégien a l'intention de fermer, au premier semestre 2014, son site de Poullaouen (Finistère), qui emploie 187 personnes en CDI et une centaine d'intérimaires, et celui de Châteaugiron (Ille-et-Vilaine), qui compte 125 CDI et une cinquantaine d'intérimaires. Ces usines bretonnes produisent essentiellement du saumon et de la truite fumés.

"Sur Châteaugiron, c'est une surprise ; mais sur Poullaouen, c'était malheureusement prévisible car il n'y a pas eu d'investissements depuis des années", a indiqué Guy Le Veille, élu CGT. "La direction nous a expliqué que c'était en raison du coût des matières premières", a ajouté le syndicaliste. Le groupe norvégien conserverait cependant en Bretagne l'usine de Landivisiau (Finistère), où une quinzaine de postes seraient tout de même supprimés, dans les services administratifs. Par ailleurs, une soixantaine de salariés du site de Poullaouen pourraient être reclassés à Landivisiau.