Lolita Lempicka boycotte Air France car la compagnie transporte des singes de laboratoire

Des militants de l\'ONG Peta manifestent à Washington (Etats-Unis), le 17 juillet 2014, pour demander à Air France de cesser le convoi de primates vers les laboratoires.
Des militants de l'ONG Peta manifestent à Washington (Etats-Unis), le 17 juillet 2014, pour demander à Air France de cesser le convoi de primates vers les laboratoires. (SAUL LOEB / AFP)

La styliste française demande aux employés de sa marque d'emprunter les vols de compagnies concurrentes, dans un courrier adressé au PDG de la compagnie aérienne, Alexandre de Juniac.

Elle se dit "consternée". La styliste française Lolita Lempicka demande à ses employés de ne plus emprunter de vols Air France. La raison de ce courroux ? Il s'agit selon elle de "la seule grande compagnie aérienne du monde à encore affréter des singes vers des laboratoires", écrit-elle dans un courrier publié sur le site de l'ONG de défense des animaux Peta.

Dans ce document adressé il y a quelques jours au PDG d'Air France, Alexandre de Juniac, elle ajoute que "l'idée de ces singes entassés dans de minuscules cages chargées dans des soutes d'avions d'Air France sur des vols de passagers [la] contrarie terriblement". Lolita Lempicka précise encore que "les primates sont violemment gavés de substances chimiques [dans les laboratoires], subissent des dommages au cerveau, sont estropiés (…) et finissent par être tués".

Air France met en avant l'utilité médicale des singes

Selon l'ONG Peta, Air France a convoyé au moins 5 500 singes dans les laboratoires américains en 2013. La styliste française invite donc les salariés de son groupe à emprunter les vols de compagnies concurrentes qui ont cessé de transporter des singes, comme Lufthansa, British Airways, American Airlines ou Cathay Pacific. En mai, la célèbre primatologue Jane Goodall avait déjà adressé un courrier à Alexandre de Juniac, pour formuler une demande similaire.

Le PDG de la compagnie a répondu au courrier. Il rappelle que l'utilisation des primates à des fins de recherche est "décisive" dans de nombreux domaines médicaux. Mettre un terme à cette activité aurait donc "des conséquences lourdes en limitant les possibilités de recherche et en repoussant à un futur plus lointain les espoirs de millions de patients non seulement dans le domaine du sida mais également dans bien d'autres pathologies humaines." Reste à savoir si la compagnie aérienne va boycotter à son tour le parfum de la styliste, disponible dans ses boutiques.

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