Les multinationales ne sont pas libres face à l'imposition

FRANCE 2

Sur le plateau du 20 Heures, le journaliste François Lenglet réagit à l'annonce d'Amazon de payer ses impôts dans les pays de l'Union européenne.

Le géant américain de la vente en ligne Amazon a annoncé qu'il ne localiserait plus ses profits au Luxembourg et se soumettrait aux lois fiscales nationales. Est-ce le signe que le monde est en train de changer et que les opinions publiques pèsent un peu dans la balance ? "C'est la première de ces nouvelles multinationales américaines, les Google, Apple et autres, qui prend acte d'un climat nouveau. Parce que ces pratiques d'optimisation fiscale, elles ne sont pas illégales, mais elles sont néanmoins devenues intolérables, surtout dans les pays où les contribuables normaux payent plus d'impôts qu'auparavant", analyse François Lenglet sur le plateau de France 2.

Les autres multinationales suivront-elles Amazon ?

Cependant, comme l'explique le journaliste, "Amazon n'a pas pris cette décision par philanthropie, elle y a intérêt parce qu'elle prend soin de son image auprès de clients qui sont aussi des contribuables. Et puis elle ne fait pas de profit partout, donc elle ne paiera probablement pas beaucoup d'impôts. Mais elle ouvre une brèche : à partir d'aujourd'hui, il va être beaucoup plus difficile pour les autres, Apple en particulier, de maintenir ces pratiques controversés et d'engranger des milliards d'euros de profits non taxés qui vont dormir dans des paradis fiscaux."

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