Le patron d'Alcatel quitte le groupe avec jusqu'à 13,7 millions de prime

Le patron d\'Alcatel, Michel Combes, lors d\'une assemblée générale du groupe, le 26 mai 2015. 
Le patron d'Alcatel, Michel Combes, lors d'une assemblée générale du groupe, le 26 mai 2015.  (THOMAS SAMSON / AFP)

En quittant Alcatel au bout de deux ans, il ne devait, pourtant, percevoir aucune prime.  

Le chiffre passe mal auprès des salariés d'Alcatel. Michel Combes, leur patron, quitte le groupe, racheté par Nokia en avril, avec la possibilité de bénéficier jusqu'à 13,7 millions d'euros de prime d'ici à trois ans, révèle Le JDD du dimanche 30 août.

"Depuis son arrivée en mai 2013, il lui a été accordé tous les ans des instruments financiers - assimilables à des actions - payables entre 2016 et 2018", écrit l'hebdomadaire. Sauf que pour bénéficier de ces bonus, Michel Combes devait rester trois ans dans l'entreprise. Cet été, le conseil d'administration a toutefois voté une série de mesures levant les conditions d'attribution de ces primes, permettant à Michel Combes de décrocher le jackpot, indique le JDD.

Une clause de non-concurrence et une retraite chapeau

A cela s'ajoute un million d'euros de stock-options dont Michel Combes peut encaisser un tiers immédiatement. Le PDG démissionnaire a aussi négocié une clause de non-concurrence qui lui permettra de percevoir 4,5 millions d'euros sur trois ans, dont 1,5 million en cash dès le mois de septembre, précise le journal. Enfin, Michel Combes, qui prend la présidence de SFR mardi, bénéficiera d'une retraite chapeau de 50 000 euros par an. 

"Ces sommes sont associées à la restructuration sévère qu'Alacatel a subie depuis deux ans", avec 10 000 postes supprimés dans le monde, dont 700 en France, déplore un élu de la CFE-CGC dans le JDD. "Michel Combes a réalisé un travail exceptionnel et a assuré la pérennité de l 'entreprise", rétorque le président d'Alcatel, Philippe Camus, dans les colonnes du journal.

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