Vieux et trop nombreux, les TGV font chuter le bénéfice 2011 de la SNCF

Un TGV passe en gare de Vannes (Morbihan), le 15 février 2012.
Un TGV passe en gare de Vannes (Morbihan), le 15 février 2012. (FRANCOIS DESTOC / MAXPPP)

Le nombre et l'âge des rames plombent le résultat net du groupe, qui baisse de 82% par rapport à 2010. Il s'élève tout de même à 125 millions d'euros.

Le chiffre est impressionnant. La SNCF a annoncé, jeudi 16 février, des bénéfices en chute libre de 82% pour l'année 2011. Un résultat net plombé par 840 millions d'euros de dépréciations d'actifs, dont 700 millions concernant la valeur des rames TGV. Celles-ci sont trop nombreuses et trop vieilles, explique La Tribune.fr. Pour le reste, plusieurs chiffres publiés par l'entreprise se révèlent positifs.

Trains à grande vieillesse 

"Tout n'est pas encore réglé pour atteindre un niveau de profitabilité satisfaisant dans chaque branche", a reconnu le président de la SNCF, Guillaume Pepy. Il pointe notamment le transport de marchandises en France et "les actifs TGV" qui "ont dû être dépréciés pour tenir compte du surdimensionnement" de la flotte. Autrement dit, les rames TGV ont une valeur moins élevée qu'avant, car elles deviennent progressivement obsolètes (17 ans en moyenne) et sont très nombreuses (457). Donc moins chères en cas de revente.

Du fait de cette dépréciation, le résultat net du groupe n'a été que de 125 millions d'euros en 2011, contre 697 millions en 2010. Il convient toutefois de rappeller que 2010 constituait l'année du retour au vert pour la SNCF, après une année 2009 marquée par une perte de 980 millions d'euros, selon le site de Challenges. Avec de nouveaux bénéfices en 2011, la SNCF est donc dans le vert pour la deuxième année de suite.

Des indicateurs au beau fixe

L'endettement du groupe a baissé de 2%, à 8,32 milliards d'euros contre 8,5 milliards en 2010. Son chiffre d'affaires a aussi été revu à la hausse (7,2% en plus sur un an) pour atteindre 32,6 milliards d'euros. 

En décembre, le conseil d'administration de la SNCF a prévu un chiffre d'affaires en hausse de 5,1% pour 2012. Selon la CGT-Cheminots (majoritaire), ce budget "peut être vu comme une année de stabilisation, voire de consolidation du groupe SNCF après la phase de croissance externe de 2007 à 2010".

La flotte de la SNCF doit continuer à s'accroître jusqu'en 2015, avec une dizaine de nouvelles rames chaque année, rapporte le site du Figaro. C'est surtout à partir de 2025 que la SNCF devra procéder au remplacement des trains en fin de vie. Pour l'instant, le groupe ne parvient pas à couvrir les besoins de financement de ses investissements. "Notre marge opérationnelle est de 14% alors qu'il faudrait qu'elle soit de 20% pour pouvoir renouveler la flotte", selon Guillaume Pepy.

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