La moitié des A380 vont être inspectés après la découverte de fissures sur les ailes

L\'Airbus A380 lors d\'un vol d\'exhibition au salon du Bourget (Seine-Saint-Denis), le 23 juin 2011.
L'Airbus A380 lors d'un vol d'exhibition au salon du Bourget (Seine-Saint-Denis), le 23 juin 2011. (PIERRE VERDY / AFP)

L'agence européenne de sécurité aérienne a recommandé l'inspection de 30 des 67 Airbus A380 opérant dans le monde après la découverte de fissures sur le plus gros avion de ligne du monde. Le constructeur, lui, minimise.

Après une excellente année 2011, Airbus débute 2012 par un couac. L'agence européenne de sécurité aérienne (AESA) recommande vendredi 20 janvier l'inspection de trente des soixante-sept A380 opérant dans le monde. En cause, de nouvelles fissures sur la voilure des très gros porteurs de l'avionneur européen. En effet, il y a deux semaines, la compagnie révélait déjà avoir détecté des microfissures sur des pièces attachant la "peau" de la voilure aux nervures de l'aile.

"Si elles n'étaient pas détectées ou corrigées, cela pourrait potentiellement affecter l'intégrité de la structure de l'avion", avertit l'AESA. Mais pour le constructeur européen, il n'y a rien de grave. Il assure que ces fissures sont sans gravité. Il explique qu'il s'agit de "fissures mineures découvertes sur des pièces en équerre non critiques" dans la voilure de quelques A380.

"Un phénomène d'usure"

Ces fissures "sont courantes sur les avions : elles traduisent un phénomène de fatigue ou d'usure", écrit Le Figaro.fr. "Mais il est surprenant de les voir apparaître sur les ailes d'appareils aussi récents que le superjumbo dont le premier exemplaire est entré en service en 2007", ajoute le site.

Ces problèmes sont embarrassants pour l'image du plus gros avion de ligne du monde, commente Christophe Menard, analyste chez Kepler Capital Markets. Il souligne toutefois que s'il y avait eu un véritable risque de mise en péril de la sécurité, l'AESA aurait cloué au sol l'avion.