La justice autorise la reprise du quotidien "Nice-Matin" par ses salariés

Des salariés de \"Nice-Matin\" manifestent devant le tribunal de commerce de Nice, le 23 octobre 2014.
Des salariés de "Nice-Matin" manifestent devant le tribunal de commerce de Nice, le 23 octobre 2014. (VALERY HACHE / AFP)

Le projet qui prévoit 159 départs volontaires est celui qui doit préserver le maximum d'emplois.

Le tribunal de commerce de Nice s'est dit favorable à la reprise du quotidien local Nice-Matin, par la coopérative des salariés du journal, annonce l'AFP, vendredi 7 novembre. C'est le projet qui doit préserver le maximum d'emplois, explique France 3 Côte d'Azur.

Les salariés, qui ont créé une société coopérative d'intérêt collectif (SCIC), deviennent donc les actionnaires du groupe Nice-Matin, qui va devoir procéder à 159 départs "volontaires" (soit 14,5% des effectifs). Le tribunal a écarté deux offres concurrentes : celle du géant des médias belge Rossel, qui prévoyait 376 départs, et celle de Georges Ghosn, ex-propriétaire de France-Soir.

Une campagne de financement participatif pour sauver le journal

Pour rafler la mise, les salariés ont rassemblé de haute lutte un financement de 14,2 millions d'euros, dont 8 millions de promesses de ventes d'actifs à l'homme d'affaires Bernard Tapie, intéressé par 50% de Corse-Matin ainsi que par les murs de quatre agences locales. La SCIC a provoqué un élan de sympathie, permettant aussi de lever 460 000 euros de dons, via un site internet de financement participatif et une vente aux enchères. Elle a aussi récolté 2,3 millions d'euros grâce à une partie des salariés qui ont accepté de ponctionner leur 13e mois.