L'enquête pour délits d'initiés chez BNP Paribas est classée sans suite

L\'enquête a écarté toute faute de la part des responsables de la banque.
L'enquête a écarté toute faute de la part des responsables de la banque. (PASCAL GUYOT / AFP)

La procédure portait sur des opérations sur le titre de la société, en 2013, alors qu'une procédure lourde de menaces pour la banque était en cours aux Etats-Unis.

"En l'absence de toute infraction", la procédure est classée sans suite. L'enquête ouverte par le parquet national financier (PNF) sur d'éventuels délits d'initiés commis par de hauts dirigeants de BNP Paribas, en 2013 et 2014, a été abandonnée, a annoncé mercredi 8 avril le procureur national financier, dans un communiqué.

L'enquête avait été ouverte en octobre 2014. Elle portait sur des opérations sur le titre de la société, en 2013, alors qu'une procédure lourde de menaces pour la banque était en cours aux Etats-Unis sur la violation de l'embargo sur les transactions financières avec Cuba, le Soudan et l'Iran.

Quelque 300 000 actions vendues

Le Canard enchaîné, qui avait révélé l'affaire, affirmait que les dirigeants visés étaient l'ancien président de la banque Baudouin Prot, son prédécesseur Michel Pébereau et le directeur général délégué Philippe Bordenave. En cause, selon l'hebdomadaire, la vente de près de 300 000 actions à un cours moyen compris entre 44 et 49 euros. Entre la vente et la révélation de l'affaire, le cours de l'action n'avait toutefois pas particulièrement décroché.

L'enquête a en tout cas écarté toute faute de la part des responsables de la banque. "L'ensemble des éléments recueillis démentent toute possibilité de délits d'initiés par les dirigeants de BNP Paribas lors de leurs opérations sur le titre de la société, tant en 2013 que jusqu'à l'annonce de la sanction, à l'été 2014", a expliqué dans son communiqué le procureur national financier.

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