"L'enjeu n'est en aucun cas de fusionner Areva et EDF", déclare Emmanuel Macron

Le ministre de l\'Economie Emmanuel Macron, le 5 mars 2015, à Paris.
Le ministre de l'Economie Emmanuel Macron, le 5 mars 2015, à Paris. (ERIC PIERMONT / AFP)

Le ministre de l'Economie a ainsi contredit Ségolène Royal qui avait affirmé que "toutes les hypothèses" étaient "sur la table".

Le ministre de l'Economie Emmanuel Macron a rejeté l'idée d'une fusion d'Areva et d'EDF, en évoquant toutefois un accroissement des liens "opérationnels et éventuellement capitalistiques" entre les deux sociétés, dans un entretien lundi 9 mars avec l'AFP.

"L'enjeu n'est en aucun cas de fusionner Areva et EDF. Ce qui a été demandé à ces entreprises, c'est de travailler à toutes les voies et moyens pour un rapprochement sur le plan commercial, sur le plan opérationnel et industriel", a précisé le ministre.

Pour Ségolène Royal, "toutes les hypothèses sont sur la table"

Couac gouvernemental ou déclaration de guerre d'Emmanuel Macron, Ségolène Royal, avait déclaré plus tôt sur  BFM TV que "toutes les hypothèses" étaient sur la table dans le dossier du rapprochement entre EDF et Areva, y compris une fusion. "Toutes les hypothèses sont actuellement regardées pour voir (...) où est l'intérêt de notre pays", a expliqué la ministre de l'Ecologie, du Développement durable et de l'Energie. 

Le président français, François Hollande, a annoncé mercredi avoir demandé aux dirigeants d'Areva et d'EDF de travailler à un "rapprochement" des deux groupes publics, sans préciser selon quelles modalités. Areva a annoncé la semaine dernière une perte nette record de près de 5 milliards d'euros et un plan d'économies d'un milliard pour tenter de restaurer sa compétitivité.

 

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