Kem One : trois offres de reprise déposées

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Trois offres de reprise ont été déposées jeudi pour le groupe chimique Kem One, actuellement en redressement judiciaire. Mais cela ne signifie pas pour autant que le repreneur sera désigné rapidement : la direction a annoncé vendredi que la période d'observation de Kem One pourrait en fait être prolongée de deux mois. 

C'est le dossier industriel numéro un pour les pouvoirs publics, en ce moment : la reprise de Kem One, ex-pôle vinylique du chimiste Arkema, racheté en juillet 2012 par l'Américain Gary Klesch et placé en redressement judiciaire en mars dernier. 

► ► ► Le groupe chimique Kem One placé en redressement judiciaire

Les repreneurs potentiels avaient jusqu'à jeudi soir pour se prononcer, avant que le tribunal de commerce de Lyon ne tranche sur l'avenir des 1.300 salariés menacés. 

Trois offres déposées

Trois offres de reprise ont finalement été déposées pour le rachat du groupe. Deux offres ont été déposées par des fonds américains : Sun Capital et Open Gate Capital. La CGT, premier syndicat du personnel, fait également partie des candidats. A noter que toutes ces offres portent sur sur le perimètre global de Kem One, dont seule une branche (Kem One SAS) a été placée en redressement judiciaire. 

Mais la vente de Kem One, pour un euro symbolique, est encore loin d'être actée. Ces trois offres sont pour l'instant soumises à des conditions suspensives : cela signifie que, même une fois le contrat conclu, il sera possible de le suspendre ou de l'annuler en cas d'événement incertain.

Une période d'observation de deux mois supplémentaires

C'est pour cela que le tribunal de commerce de Lyon, chargé de trancher entre les trois dossiers, aurait prolongé de deux mois la période d'observation des projets. Initialement, il était censé se prononcer le jeudi 26 septembre. "La prolongation de la période d'observation vise à permettre aux candidats de lever les conditions suspensives de leurs offres, ainsi que la consultation des créanciers ", a expliqué la direction du site. 

Il faudra donc attendre au moins deux mois pour savoir si les employés français menacés de licenciement vont garder leur travail. La branche menacée emploie 1.300 personnes dans les usines de Saint-Fons (Rhône), Balan (Ain), Fos-sur-Mer et Lavera (Bouches-du-Rhône), Saint-Auban (Alpes-de-Haute-Provence), Vauvert (Gard). 

La demande de cessation de paiement du groupe chimique en avait surpris plus d'un, à l'époque, et des doutes avaient été émis quant à la gestion de Gary Klesch, qui avait racheté le groupe il y a peu de temps. L'Américain s'est depuis engagé à céder Kem One pour un euro, en cas de reprise globale. "C'est la volonté de tous et le direction de Kem One n'imagine pas que M. Klesch ne puisse pas tenir sa promesse ", avait assuré une porte-parole du groupe.

► ► ► Le groupe chimique Kem One en cessation de paiement