Kem One placé en redressement judiciaire

Des salariés de Kem One manifestent devant le siège du groupe chimique à Lyon (Rhône), le 1er mars 2013. 
Des salariés de Kem One manifestent devant le siège du groupe chimique à Lyon (Rhône), le 1er mars 2013.  (JEFF PACHOUD / AFP)

Le groupe chimique lyonnais est en cessation de paiement. Il emploie près de 1 800 personnes en France, principalement en Paca et dans la région lyonnaise.

La direction en avait fait la demande. Le tribunal de commerce de Lyon l'a acceptée. Le groupe chimique Kem One, en cessation de paiement, a été placé en redressement judiciaire, mercredi 27 mars. La période d'observation a été fixée à six mois, la durée maximale dans ce genre de procédure. La direction de l'entreprise s'est engagée à la financer à hauteur de 10 millions d'euros.

Dans son jugement, le tribunal de commerce confie à l'administrateur judiciaire qu'il a nommé "l'administration entière de l'entreprise". L'unique actionnaire de Kem One, le financier américain Gary Klesch, en est donc écarté. Une décision qui répond aux demandes des syndicats. Deux experts judiciaires ont également été désignés afin de l'assister. 

Les syndicats soupçonnent Gary Klesch, qui avait racheté le pôle vinylique d'Arkema pour un euro symbolique en juillet 2012 pour créer Kem One, d'avoir siphonné, via une filiale à Jersey, une partie des 100 millions de trésorerie accordés par Arkema pour assurer la pérennité de l'activité. Kem One, dont le siège est à Lyon, emploie près de 1 800 personnes en France, réparties sur plusieurs sites, principalement en Paca (Lavéra, Fos-sur-Mer, Saint-Auban) et dans la région lyonnaise (Saint-Fons, Balan).

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