L'enseigne La Halle va supprimer au moins 1200 postes en France, selon les syndicats

Le siège parisien de Vivarte, et un magasin La Halle, une des filiales du groupe.
Le siège parisien de Vivarte, et un magasin La Halle, une des filiales du groupe. (MARC DANA / FRANCE 3)

Le groupe Vivarte, propriétaire de la marque, a annoncé, mardi, de nombreuses suppressions d'emplois et des fermetures de magasins.

Le groupe Vivarte a annoncé, lors d'un comité central d'entreprise (CCE), mardi 7 avril, la suppression de 1 200 postes au sein de l'enseigne La Halle en France, selon une source syndicale qui s'est confiée à France 3. Au total, 1 400 postes seraient supprimés au sein du groupe, qui détient aussi Minelli, Kookaï, Naf Naf et Chevignon, selon le syndicat FO. D'autres sources syndicales indiquent que ces chiffres pourraient être portés à 1 500 postes à La Halle (avec 174 fermetures de magasins) et 1 600 à Vivarte.

Autre enseigne du groupe touchée, André, dont 32 magasins vont fermer. Au total, 105 salariés du chausseur vont être licenciés, a indiqué à France 3 le syndicaliste FO Gérald Gautier. La logistique de Naf Naf et Kookaï va être regroupée, entraînant des suppressions de postes, précise-t-il encore. 

Des résultats divisés par deux

Le groupe Vivarte emploie 22 000 personnes en France, dont environ 4 000 à La Halle et 500 chez André. Le 27 mars, le groupe avait vu ses résultats divisés par près de deux à l'issue de son exercice décalé 2013-2014, plombés par un décrochage des ventes de La Halle, ancien navire amiral du géant français de l'habillement et de la chaussure.

En octobre dernier, Vivarte était passé sous le contrôle de ses fonds créanciers après un accord de restructuration portant sur 2 milliards d'euros de dette. Le groupe est fragilisé par un endettement abyssal, mais aussi par le retournement des marchés depuis 2008.

La stratégie du "haut de gamme" mise en cause

Ces créanciers, et notamment les fonds Oaktree, Alcentra, Basbson et Golden Tree, "ont nommé fin août un nouveau patron, Richard Simonin, qu'ils ont chargé de remettre le groupe d'équerre", précise Le FigaroSa mission consiste, entre autres, à mettre fin à la stratégie de montée en gamme de son prédécesseur, considérée comme un échec. 

En 2013,  Marc Lelandais, transfuge de Lancel, a en effet été chargé de relancer le groupe. Il a tenté, explique Metronews, de "passer de l'entrée de gamme" au "fast fashion, sur le modèle de H&M par exemple", en recrutant des designers. Mais, poursuit le journal, en augmentant les prix, "le groupe a fait fuir la clientèle familiale traditionnelle, tandis que les nouveaux acheteurs, eux, se faisaient rares. Résultat, en quelques mois, le groupe a enchaîné les pertes".

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