Plan social chez General Electric à Belfort : "Il y a une forme de soulagement d'avoir l'approbation des salariés", confie un syndicaliste

Alexis Sesmat, du syndicat Sud, le 19 octobre 2019.
Alexis Sesmat, du syndicat Sud, le 19 octobre 2019. (ADELINE DIVOUX / RADIO FRANCE)

Le nouveau plan est "un compromis qui prévoit un vrai projet industriel", explique Alexis Sesmat, délégué syndical Sud à General Electric sur le site de Belfort.

Les salariés de General Electric de Belfort, réunis en assemblée générale lundi 21 octobre, ont validé le nouveau projet proposé par la direction. Ce plan prévoit de ramener de 792 à 485 le nombre d'emplois supprimés par un plan social. En contrepartie, les salariés acceptent la suppression de certains avantages sociaux. "Il y a une forme de soulagement d'avoir l'approbation des salariés", a expliqué sur franceinfo Alexis Sesmat, délégué syndical SUD à General Electric sur le site de Belfort.

franceinfo : Qu'en est-il de ce plan ?

Alexis Sesmat : C'est un compromis qu'on a construit les semaines passées, avec le gouvernement et la direction. Il prévoit un vrai projet industriel, donc une vision d'avenir. Pour avoir un projet industriel, nous avons besoin d'un patron. C'était deux conditions que nous imposions, avoir un vrai décideur à Belfort qui ait une marge de manœuvre pour avoir une stratégie de développement. Il va falloir développer un certain nombre d'efforts pour se remettre en position et pour sortir nos machines en temps et en heure.

Les salariés ont voté ce plan mais avec la boule au ventre. Est-ce votre cas ?

Il y avait beaucoup d'enjeux dans cette consultation. On a discuté le cadre de ces accords. C'était l'objet de discussions assez compliquées. Il était essentiel pour nous de sortir un peu la tête du guidon et de prendre la température auprès des salariés. On ne savait pas trop où on mettait les pieds. Il y a une forme de soulagement d'avoir l'approbation des salariés, le mandat de nos collègues pour continuer.

Que vont devenir ceux qui ne sont pas repris ?

Le plan va se faire en deux phases. La première avec uniquement des départs volontaires qui seront opérés et un plan senior. Ensuite, nous allons discuter pour voir les conditions des départs. On reste vigilants. On a obtenu la diminution de l'ampleur du plan. Maintenant à nous de rester vigilants pour garder tous les savoir-faire et garder le minimum de compétences et de salariés pour assurer le projet.

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