General Electric à Belfort : jusqu'à 40 mois de salaire pour les employés sur le départ

Le site de General Electric à Belfort.
Le site de General Electric à Belfort. (MELANIE JUVE / RADIOFRANCE)

Dans le cadre du plan de sauvegarde de l'emploi du site de General Electric à Belfort, les salariés éligibles à un départ volontaire bénéficieront d'une indemnité comprise entre 20 et 40 mois de salaire, révèle France Bleu Belfort-Montbéliard vendredi 03 janvier.

Les syndicats et la direction de General Electric à Belfort ont négocié jusqu'à 40 mois de salaire pour quitter le groupe américain, dans le cadre du plan de sauvegarde de l'emploi validé le 19 décembre dernier par les services de l'Etat, révèle vendredi 3 janvier France Bleu Belfort-Montbéliard qui a pu se procurer le détail des indemnités proposées aux salariés.

À partir de  lundi 6 janvier 2020 et jusqu'au 31 mars, le plan social prévoit le départ volontaire de 302 personnes entre les sites de Belfort et de Bourogne mais, selon les syndicats et la direction, lors de cette première phase de départs, il ne devrait y avoir aucun départ contraint.

Les salariés devront cocher un certain nombre de cases pour y prétendre

Les salariés éligibles à un départ volontaire bénéficieront d'une indemnité comprise entre 20 et 40 mois de salaire, en fonction de leur ancienneté dans l'entreprise. Pour arriver à cette indemnité, les employés concernés ont le droit à une "prime de départ rapide" de 20 000 euros minimum, une prime d'indemnité légale de licenciement, une prime d'indemnité complémentaire (entre 4 et 8 mois de salaire en fonction de l'ancienneté) et un congé de reclassement de 12 mois.

Les salariés devront cocher un certain nombre de cases pour y prétendre : être éligible à un départ à la retraite anticipé, présenter une promesse d'embauche en CDI ou en CDD de 6 mois, justifier d'un projet de création d'entreprise ou un projet de formation qualifiante de 6 mois minimum. Le métier occupé au sein de GE doit également être visé par une suppression de postes. Si ce n'est le pas cas, les syndicats ont négocié un "principe de substitution" : une sorte de jeu de chaises musicales qui permettra à tout le monde de partir à condition d'être remplacé en interne.

Un comité pour valider les dossiers

Tous les salariés éligibles et intéressés doivent remplir un dossier qui sera soumis à un comité de validation paritaire composé de six représentants des syndicats CFE-CGE, Sud et CGT, ainsi que six représentants de la direction. Ce comité se réunira deux fois par semaine pour valider, ou non, les dossiers.

Le projet industriel de General Electric à Belfort et Bourogne est lui toujours discuté entre les syndicats et la direction. L'objectif est d'assurer un avenir aux deux sites, avec pour espoir de sauver des postes, voire de recruter d'ici début 2021. Une commission nommée "projet industriel" se réunira au moins jusqu'en juin pour redéfinir la stratégie industrielle du groupe.

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