"Ce qui est excessif est insignifiant", répond le PDG d'Alstom à Montebourg

Le PDG d\'Alstom, Patrick Kron, lors de l\'inauguration d\'une usine à Tianjin (Chine), le 17 septembre 2013.
Le PDG d'Alstom, Patrick Kron, lors de l'inauguration d'une usine à Tianjin (Chine), le 17 septembre 2013. (WANG ZHAO / AFP)

Patrick Kron est accusé d'avoir caché les négociations engagées avec l'américain General Electric. Il s'en défend, dans un entretien accordé au "Monde" daté du vendredi 2 mai.

"Je me dis que tout ce qui est excessif est insignifiant." Alors que le gouvernement l'accuse d'avoir mené des discussions secrètes avec le groupe américain General Electric, le PDG d'Alstom Patrick Kron a adressé une réponse en forme de tacle, dans un entretien au Monde publié dans l'édition datée du vendredi 2 mai.

L'Etat français a "bien sûr" son mot à dire

La veille, Arnaud Montebourg l'a accusé d'avoir tu ses projets d'alliance avec le groupe américain General Electric, à l'origine d'une offre de rachat. "Est-ce que le ministre de l'Economie doit aller installer un détecteur de mensonge dans son bureau ?", avait déclaré le ministre de l'Economie et du Redressement productif, furieux contre "les présidents du CAC 40 qui n'ont pas le civisme élémentaire d'avertir le gouvernement".

"On m'accuse d'avoir négocié dans le dos de tout le monde alors que nous n'en sommes aujourd'hui qu'au début du processus", se défend Patrick Kron. Le PDG ajoute que "l'Etat français est l'une des parties prenantes" des discussions et qu'à ce titre, il a "bien sûr" son mot à dire dans cette affaire.

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