Résultats contrastés en 2011 pour plusieurs ténors du CAC 40

Le logo de la Société Générale, le 7 janvier 2012 à Paris.
Le logo de la Société Générale, le 7 janvier 2012 à Paris. (NATHAN ALLIARD / AFP)

La Société générale et Renault annoncent jeudi avoir enregistré un bénéfice net en baisse de 39%. Le groupe pétrolier Total connaît lui son meilleur résultat depuis 2008.

Les résultats 2011 des grandes entreprises françaises sont rendus publics au goutte à goutte. Certaines ont eu des résultats en baisse. D'autres, au contraire, ont enregistré des résultats en forte hausse. FTVi dresse un premier bilan.

• Celles dont le bénéfice recule

La Société générale annonce jeudi un bénéfice net 2011 en forte baisse de 39%, même s'il atteint tout de même 2,38 milliards d'euros. Il s'explique par la baisse des résultats de la banque de financement et d'investissement, mais aussi par une provision totale de 890 millions d'euros sur la dette grecque.

Renault dévoile le même jour jeudi un bénéfice net 2011 lui aussi en baisse de 39%, à 2,09 milliards d'euros. Toutefois, le constructeur double son bénéfice d'exploitation à 1,24 milliard et dépassé son objectif de flux de trésorerie pour sa branche automobile à 1,08 milliard, grâce à une hausse des ventes et une amélioration de ses coûts.

BNP Paribas a annoncé, mercredi, un bénéfice net 2011 de 6,05 milliards d'euros, qui marque sur un an une baisse de 22%. Ce recul est relativement limité compte tenu des provisions de 3,2 milliards liés à la Grèce et du fonctionnement erratique des marchés en fin d'année.

• Celles dont le bénéfice est en hausse

EDF a triplé son bénéfice net, pour atteindre 3 milliards d'euros en 2011, grâce notamment à une production d'électricité nucléaire supérieure à ses objectifs, indique la société dans un communiqué.

Total a réalisé un bénéfice record de plus de 12 milliards d'euros en 2011, son meilleur résultat depuis 2008. Il s'explique par les cours élevés du pétrole. Le prix moyen du baril de Brent a grimpé de 40% entre 2010 et 2011. Une envolée liée à deux phénomènes : d'un côté, des tensions géopolitiques, de l'autre, l'affaiblissement de l'euro par rapport au dollar, qui alourdit le coût de l'or noir importé en France une fois son prix converti dans la monnaie unique.

Vous êtes à nouveau en ligne