Areva prête à se désengager du groupe minier Eramet

L\'usine Aubert et Duval des Ancizes (Puy-de-Dôme), appartenant au groupe Eramet, le 10 novembre 2007.
L'usine Aubert et Duval des Ancizes (Puy-de-Dôme), appartenant au groupe Eramet, le 10 novembre 2007. (FRANCIS CAMPAGNONI / LA MONTAGNE / MAXPPP )

Le fonds souverain français FSI est entré "en négociations exclusives" pour acheter les 26 % du capital d'Eramet détenus par le groupe nucléaire.

Le Fonds souverain français devrait bientôt prendre la place d'Areva parmi les actionaires du groupe minier Eramet. Areva et le Fonds stratégique d'investissement (FSI) sont entrés "en négociations exclusives" en vue d'une cession au FSI des 26 % du capital d'Eramet détenus par le groupe nucléaire français, a annoncé Areva mardi 27 décembre.

Areva a indiqué début décembre vouloir céder pour plus de 1,2 milliard d'euros d'actifs dans le cadre de son plan de redressement. La vente de sa participation dans Eramet, estimée à plus de 600 millions d'euros, pourrait y contribuer. De son côté, le FSI a fait part de son intérêt pour cette participation dès 2009, date à laquelle Areva envisageait déjà de se désengager du groupe minier. 

L'intervention du FSI s'explique par la volonté de l'Etat de garder une participation dans Eramet, une entreprise jugée stratégique. Elle est en effet très implantée en Nouvelle-Calédonie (où elle exploite des mines de nickel) et au Gabon (mines de manganèse). 

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