VIDEO. General Electric : "Le silence d'Emmanuel Macron est assourdissant" regrette le maire de Belfort

ROMAIN LUQUIENS / RADIO FRANCE

Des salariés General Electric ont mené une action, vendredi, au départ de la 7e étape du Tour. Le maire de Belfort assure que la fête n'est pas gâchée pour autant, mais il en profite pour interpeller Emmanuel Macron.

"Non, la fête n'est pas gâchée" assure Damien Meslot, maire LR de Belfort. La ville accueillait la 7e étape du Tour de France, vendredi 12 juillet, mais les salariés locaux de General Electric pensent avant tout au plan social annoncé fin mai par l'industriel, qui prévoit la suppression de près d'un millier de postes.

"Le Tour c'est une véritable magie et une mobilisation de la population" explique le maire de Belfort, qui veut s'en servir pour attirer les regards sur la situation alarmante de l'entreprise : "Il y aura une haie d'honneur des salariés de General Electric lors du départ. Il y aura aussi la possibilité, pour l'intersyndicale de General Electric, de s'exprimer sur les podiums du Tour de France". Une action pour "montrer la solidarité des élus et de la France entière avec les salariés de General Electric" précise Damien Meslot.

L'appel à Emmanuel Macron

Le maire de Belfort en a aussi profité pour interpeller Emmanuel Macron qui "reste sourd aux interpellations qui lui sont faites." Le président de la République, qui était ministre de l'Economie au moment de la vente du pôle énergie d'Asltom à General Electric, déclarait, le 28 mai dernier, que le gouvernement serait "extrêmement vigilant pour que tous les engagements pris par GE soient tenus". Pourtant plus d'un mois après, Damien Meslot regrette "le silence assourdissant" du président de la République et il lui demande de "s'exprimer et s'engager."

L'industriel avait annoncé, le 28 mai dernier, son intention de supprimer environ 1 050 postes en France, dont presque 800 dans l'entité turbines à gaz du site de Belfort, soit la moitié des effectifs.

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