Fusion Alstom-Siemens : les salariés inquiets

FRANCE 3

Alstom et Siemens ont signé leur union ce mardi 26 septembre pour devenir un groupe européen spécialisé dans la construction de trains. Les enjeux et les réactions.

Alstom vendu à l'Allemand Siemens : les salariés sont inquiets, comme à Belfort (Territoire de Belfort), où sont fabriquées les locomotives de TGV. "On travaille sur la signalisation, et dans le domaine de la signalisation, Siemens est le leader mondial, donc s'il a un choix à faire, il prendra plus ses solutions que les nôtres", craint Jean-Louis Profizi, de la CFE-CGE Alstom Villeurbanne.

L'industrie française en danger ?

Siemens va prendre la majorité du capital, mais le siège de la nouvelle entreprise sera en France, le président sera français et les emplois seront garantis pendant quatre ans.

Si à l'Assemblée nationale, le gouvernement a cherché à rassurer, l'opposition craint une nouvelle fois que l'industrie française ne soit bradée, et surtout une disparition d'Alstom au profit de Siemens. 

L'État a annoncé qu'il allait se retirer du capital d'Alstom d'ici trois semaines. Quoiqu'il arrive, le nouveau groupe devrait voir le jour d'ici fin 2018.

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