Belfort : General Electric va supprimer 264 postes au sein de l'ancienne branche énergie d'Alstom

Le site de General Electric de Belfort
Le site de General Electric de Belfort (MAXPPP)

Cela représente 20% des effectifs de ce site où sont fabriquées les turbines qui servent dans les centrales nucléaires.

Un accord signé lundi 25 mars à Paris entre la direction et les syndicats de General Electric prévoit la suppression de 264 postes à Belfort, au sein de la division Alstom Power System (APS), rapporte mercredi 27 mars France Bleu Belfort-Montbéliard.

Les deux syndicats CFE-CGC et la CFDT ont signé l'accord avec la direction. Il prévoit la mise en place d'une rupture conventionnelle collective (RCC) et d'un plan senior au sein de l'entité APS de GE qui fabrique notamment à Belfort les turbines vapeur pour les centrales nucléaires. Cette branche de GE emploie 1 400 personnes sur le site belfortain. 

Les syndicats voulaient limiter les dégâts

"Si on a signé, c'est parce qu'on voulait valider l'ensemble des dispositifs d'accompagnement que nous avions négocié mais cela ne veut pas dire qu'on justifie les réductions d'effectifs que ce plan va entraîner" a expliqué Henri-Louis Humbrecht, délégué CFE/CGC chez Alstom Power System à France Bleu Belfort-Montbéliard.

Pour le syndicat Sud, cet accord est "incompréhensible. On met un genou à terre mais on ne pourra pas se relever" a indiqué Alexis Sesmat, l'un de ses délégués.

La semaine dernière, le ministre de l'Economie Bruno Le Maire avait assuré qu'il allait "étudier toutes les pistes industrielles possibles pour maintenir l'emploi" à Belfort. Fabricant de turbines et pilier de la reprise en 2015 de la branche énergie d'Alstom, le site GE de Belfort subit les conséquences des difficultés générales du groupe américain et de la baisse actuelle de ses marchés.  

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