Alstom : "Le gouvernement travaille à d'autres solutions" que le rachat par General Electric, affirme Montebourg

Le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, le 22 mars 2013, dans une usine de Belfort, le 22 mars 2013.
Le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, le 22 mars 2013, dans une usine de Belfort, le 22 mars 2013. (SEBASTIEN BOZON / AFP)

Un rachat de la branche énergie d'Alstom serait étudié par l'américain General Electric pour un montant avoisinant 13 milliards de dollars. Ce qui n'est pas du goût du ministre de l'Economie.

Le gouvernement ne veut pas voir Alstom, fleuron de l'industrie française, passer sous pavillon américain. "Le gouvernement travaille à d'autres solutions et éventualités que celles imaginées seules et sans que le gouvernement n'en ait été informé par Alstom", affirme le ministre de l'Economie, Arnaud Montebourg, contacté par Le Monde vendredi 25 avril. Alstom, qui fabrique notamment des TGV et des équipements pour des centrales nucléaires, connaît actuellement des difficultés. Et il intéresse en effet son concurrent américain General Electric.

"Préoccupation et vigilance patriotiques"

"Alstom est le symbole de notre puissance industrielle et de l'ingéniosité française. Dans ce dossier Alstom, le gouvernement exprime une préoccupation et une vigilance patriotiques, explique le ministre. Cette haute vigilance se porte sur le risque sérieux de perte d'un centre de décision, sur le désir et la nécessité de renforcer notre base industrielle française en obtenant des relocalisations industrielles en France, et sur le nombre d'emplois perdus ou créés dans de telles opérations."

Selon l'agence de presse Bloomberg, un rachat d'Alstom pourrait être annoncé "dès la semaine prochaine" pour un montant avoisinant 13 milliards de dollars. Pour le quotidien Le Figaro, GE ne serait toutefois intéressé que par les actifs liés à l'énergie, soit 70% de l'activité du groupe, et non par la branche transport ferroviaire. En attendant, le cours d'Alstom a été suspendu à la Bourse de Paris.

Vous êtes à nouveau en ligne