En France, le "revenu minimum" pour échapper à l'exclusion est de 1 400 euros pour un actif seul

Une jeune fille fait ses courses dans un supermarché de Labège près de Toulouse, le 20 août 2015, deux semaines avant la rentrée.
Une jeune fille fait ses courses dans un supermarché de Labège près de Toulouse, le 20 août 2015, deux semaines avant la rentrée. (REMY GABALDA / AFP)

L'Observatoire national de la pauvreté et de l'exclusion sociale organise mardi à Paris un colloque autour de ce nouvel indicateur.

Quel est le minimum pour vivre décemment ? Il s'établit à 1 424 euros pour une personne seule et à 3 284 euros pour une famille avec deux enfants, selon l'Observatoire national de la pauvreté et de l'exclusion sociale (ONPES). Soit un montant bien au-dessus du RSA de base (plus de 500 euros par mois) et du Smic (1 135 euros nets par mois). L'organisme gouvernemental organise mardi 12 octobre à Paris un colloque européen sur le sujet.

Un budget suffisant pour participer à la vie sociale

Comment ce "revenu minimum décent" a-t-il été élaboré ? Avec quelle définition ? Une trentaine de groupes, représentant près de 200 personnes et les situations familiales les plus diverses possible, ont élaboré des paniers de biens et de services qu'ils jugeaient essentiels "pour une participation effective à la vie sociale".

Cette approche, explique La Croix, s'inspire des travaux du prix Nobel d'économie Amartya Sen selon lequel il ne suffit pas de donner des droits théoriques aux plus démunis (santé, vote, minima sociaux...). Il faut que la population concernée s'empare réellement de ces droits et puissent faire des choix (de santé, d'alimentation, de logement...).

30% de la population ne dispose d'un revenu "décent"

Résultat : si 14% de la population vit sous le seuil de pauvreté, plus du double ne dispose pas d'un revenu décent tel que défini par le rapport de l'ONPES. Le seuil de pauvreté, explique encore La Croix, permet juste de répondre aux dépenses courantes.

Or, "les besoins exprimés pour un couple avec deux enfants de 6 et 13 ans sont 2,6 fois supérieurs concernant l'hygiène et près de deux fois supérieurs concernant les dépenses liées à la vie sociale (sorties culturelles, etc.)" à ceux pris en compte par les institutions pour définir, par exemple, le panier type de la ménagère, conclut l'Observatoire. 

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