VIDEO. Syndicats : "La cadence infernale des 4 x 8 chez Dunlop"

À l'issue d'un conflit social, le personnel de la multinationale Dunlop a dû accepter les 4 x 8 pour continuer à travailler. "Complément d'enquête" a rencontré l'un des ouvriers qui suit ce rythme très dur à vivre pour lui et sa famille.

La direction américaine de la multinationale Dunlop a exigé une nouvelle organisation du travail après le conflit social : les 4 x 8 ! Une cadence infernale qui use les corps, car les horaires changent tous les deux jours.

"Avec les 4 x 8, c'est compliqué de trouver le sommeil. On est toujours stressé et la fatigue est là en permanence", explique Johan Maréchal, qui suit ce rythme de travail depuis six ans. Ses journées commencent à 5 heures, 13 heures ou 21 heures. "Ça nous permet de vivre, mais on n'a pas le choix. Il faut bien payer nos crédits", confie-t-il devant la caméra de Complément d'enquête.

L'impact sur la vie de famille

Plus encore que ces changements continuels, le pire pour lui est d'avoir sacrifié ses week-ends. En 2015, il n'en aura que six, soit un tous les deux mois : "On n'a plus de loisirs, car faire du football, c'est le samedi ou le dimanche. Tout ça, c'est fini."

Sa vie de famille est elle aussi durement affectée par les horaires des 4 x 8, qui ne correspondent pas souvent avec ceux de ses enfants et de sa compagne : ce soir-là, elle va rentrer vers 20 heures, juste au moment où il doit s'en aller pour prendre son poste de nuit. 

 

 

 

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