VIDEO. "Cash Impact". Après les Panama Papers, une victoire inattendue...

En avril 2016, les Panama Papers ont révélé que Gérard Autajon, 401e fortune de France, avait mis plus de 20 millions d’euros sur des comptes offshore. Alors qu’il avait licencié des salariés, et fermé une usine de son groupe d’emballage pour "motif économique"… Huit mois plus tard, la justice a donné raison aux travailleurs. Un extrait du magazine "Cash Impact" du 28 février.

Les Panama Papers ont révélé, en avril 2016, que Gérard Autajon, 401e fortune de France, avait mis plus de 20 millions d’euros sur des comptes offshore. Au même moment, son groupe, l’un des leaders français de l’industrie de l’emballage, annonçait la fermeture d’une usine pour… "motif économique" ! Il aurait gagné cet argent, non déclaré, en vendant les brevets de certaines machines développées par son groupe.

Les Panama Papers ont également eu des conséquences inattendues pour des salariés du groupe Autajon, qui contestaient leur licenciement depuis 2012. Huit mois après le scandale, la cour d’appel d’Angers a jugé ces licenciements "sans cause réelle et sérieuse".

"Un juge ne peut pas être insensible à cela"

Pour fêter la bonne nouvelle, ils se sont réunis ce matin de janvier 2017 autour du syndicaliste qui les a défendus. "Vous avez tous reçu l’arrêt de la cour d’appel d’Angers, leur dit le représentant CGT Christian Chenot. Il nous offre une petite victoire, certes de longue haleine, mais une victoire quand même. J’avais notamment produit un article de presse suite à l’émission sur les Panama Papers. Quand il s’agit d’une évasion fiscale de cette ampleur et qu’on ferme une entreprise de quarante salariés dans le même temps, un juge ne peut pas être insensible à cela."

Quand il a appris que Gérard Autajon avait mis ces millions d’euros sur des comptes offshore, l’ancien salarié Hervé Perrault a éprouvé "de la déception et du dégoût de savoir qu’on nous mettait à la porte et que, de son côté, il cachait de l’argent à l’étranger". Au total, le groupe Autajon est condamné à verser 287 000 euros à ses anciens salariés, soit en moyenne 20 000 euros chacun. "Ça soulage un peu, mais ça ne change pas que l’entreprise était viable et qu’elle a été fermée. Il a fallu se relancer ailleurs, c’est dommage", témoigne de son côté son collègue Frank Martineau.

Extrait de "Les nouvelles révélations des Panama Papers", une enquête de "Cash Impact" diffusée le28 février 2017 sur France 2 à 23 heures.

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