VIDEO. "13h15". Les Jeannette : "Notre pari n'était pas si mauvais que ça !"

Georges Viana, le repreneur de la biscuiterie Jeannette, se plaint du manque du soutien des banques pour ses projets d'investissement. Cela pénalise l'embauche, alors que ses nouvelles madeleines plaisent beaucoup… Extrait de "13h15 le dimanche".

"Aujourd'hui, avec un peu plus de flexibilité, je pourrais peut-être embaucher une ou deux personnes supplémentaires. Par contre, si j'avais le soutien des banques pour l'investissement dont on a besoin, ce n'est pas deux emplois que je pourrais créer, mais une vingtaine ou une trentaine", affirme Georges Viana, le repreneur de la biscuiterie Jeannette à Caen (Calvados), fondée en 1850.

"C'est cela qui nous manque ! Cet acteur-là est complètement oublié et on ne le voit pas dans le discours. On oppose les patrons et les salariés, alors que les banquiers, en grande partie responsables de cet état de fait, sont absents", précise le chef d'entreprise.

"Cela donne une part de rêve et d'espoir aux autres"

Georges Viana, qui ne se verse aucun salaire depuis un an, est pourtant aujourd'hui un patron heureux, avec des madeleines haut de gamme qui se vendent comme des petits pains et une boutique qui ne désemplit pas. Les clients semblent goûter la nouvelle recette concoctée par un champion du monde de pâtisserie. A 13 euros le kilo, la nouvelle madeleine Jeannette n’est plus vendue au rayon premiers prix, mais épicerie fine…

"En fait, notre pari n'était pas si mauvais que ça ! On a fait le bon choix. Et parce qu'il n'y a pas beaucoup d'entreprises qui se sont lancées ainsi, cela donne une part de rêve et d'espoir aux autres", se félicite Georges Viana. Maintenir les emplois sur place, dans la nouvelle biscuiterie, et préserver le savoir-faire made in France, c'est son défi et celui des Jeannette…

Vous êtes à nouveau en ligne